Avant-hier, dans le bastion de Mustapha Tchaker (Blida), l’équipe nationale n’a pas fait dans le détail contre le Botswana en l’emportant 5 buts à 0. Ce large succès a tout de même tardé à se dessiner pour ce qui est de sa largeur. Comme lors des deux dernières rencontres dans les éliminatoires, les Verts étaient en mode clair-obscur avec un rendement distinct sur les deux mi-temps.

Par Mohamed Touileb
Ce n’est pas pour faire la fine bouche. Mais, comme dans chaque rencontre, il y a des enseignements à tirer au-delà du résultat technique qui peut, parfois, leurrer. Pour la réception des Botswanais, les Verts ont signé une seconde manita (succès par 5-0), après celle face çà la Zambie sur les mêmes lieux, dans cette campagne de qualification qu’ils ont bouclée aux commandes de la poule « H » avec 14 unités et un bilan de 4 victoires et 2 nuls pour 19 buts marqués et 6 concédés. La dernière sortie aurait pu être plus spectaculaire en termes de buts si ce n’était la prestation remarquable du gardien des « Zèbres ». En effet, Kabelo Dambe a réalisé un total de 8 parades. Une performance qui a évité l’humiliation totale aux siens.

La 60e minute pour remettre les pendules à l’heure
Le keeper adverse a été mis à contribution. Surtout après l’incorporation du trio Belaïli – Bounedjah – Boulaya à l’heure de jeu. L’entrée de ces « Verts » a donné une tournure complètement différente à ce duel passé de 2 buts à 0 à 5-0. Belaïli a obtenu un penalty, transformé par Mahrez (64’), et délivré deux passes décisives à Bounedjah (72’) et Boulaya (88’). Cette démonstration offensive a permis d’acter un 24e match sans défaite pour les « Fennecs » version Djamel Belmadi qui n’ont plus été battus depuis le 16 octobre 2018 à Cotonou (Bénin). Les « Ecureuils » s’étaient, pour rappel, imposés 1 but à 0 à l’époque.
Même s’ils ont mis 5 pions dans la citadelle blidéenne, les « Guerriers du Désert » pouvaient donner plus de reliefs à la performance en faisant preuve de plus de réalisme devant. Quant au keeper Alexandre Oukidja, titularisé à la place de M’Bolhi, il a passé une partie tranquille si ce n’était une intervention à la 8e minute. Sur cette séquence, le bloc défensif a été transpercé dans l’axe. Une perméabilité à laquelle Ramiz Zerrouki, très propre dans son jeu, a remédié au fil du temps.

Cap sur les qualif’ du Mondial-2022
« Comme au match aller, l’équipe du Botswana a fait preuve d’une importante agressivité dans le jeu. Certaines de ses interventions étaient vraiment à la limite de la correction. C’est d’ailleurs ce qui nous avait compliqué la tâche en première mi-temps », a analysé Belmadi pour expliquer le fait que ses protégés ne menaient que par 1 but à 0 après les premières 45 minutes.
L’ex-driver d’Al-Duhail ajoutera que « nous avons été patients et les choses ont fini par s’arranger en deuxième mi-temps. Je suis plus que satisfait du rendement de mes joueurs, car ils ont très bien réagi, malgré la difficulté de la tâche. Je suis d’autant plus satisfait du rendement des jeunes comme Zerrouki, qui semble déjà promis à un avenir radieux.» Désormais, les Champions d’Afrique, forts d’un statut de meilleure attaque, se lanceront dans la quête d’un ticket pour le Mondial 2022 au Qatar à partir de juin prochain. Dans le quartet « A », le Burkina Faso fera office d’adversaire principal. Les Burkinabés seront, eux aussi, présents à la CAN-2022 après avoir terminé leaders de leur poule (B) avec 12 points en étant invaincus. Toujours pour les chiffres, les « Etalons » ont marqué 6 buts n’en concédant que 2. Une robustesse qui pourrait poser problèmes à Riyad Mahrez & cie.