Le récit courant ces temps-ci et faisant d’Abdelmalek Sellal un candidat au prochain scrutin législatif sous la bannière du FLN laisse encore dans l’expectative.

Le numéro 1 du parti, Djamel Ould Abbés, qui a affirmé hier que huit ministres de sa formation sont officiellement en course pour un siège à l’APN, est resté imprécis au sujet du Premier ministre, dont la candidature n’a pas encore été déposée, a-t-il dit vaguement comme si M. Sellal n’a pas encore tranché dans le vif au sujet de la question de son engagement ou non dans l’élection du 4 mai prochain.

Ainsi, le Front de libération nationale (FLN) maintient encore le suspense autour de la candidature à la députation du Premier ministre Abdelmalek Sellal sur ses listes. Présidant, hier, la rencontre d’installation de la commission de traitement des dossiers de candidatures aux législatives, à l’hôtel Moncada de Ben Aknoun, le secrétaire général du parti, Djamel Ould-Abbès, a laissé la question en suspens. « Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal n’a pas retiré le formulaire de candidature et n’est donc pas encore candidat à la députation, à ma connaissance », s’est-il contenté de lancer aux journalistes l’assaillant sur la question, sans toutefois renseigner sur les ambitions du Premier ministre à ce propos. Il soutiendra néanmoins que « cette question sera tranchée par le président Bouteflika qui est également le président du FLN ». En effet, depuis pratiquement une semaine, cette question a fait le tour des rédactions et même fait réagir les politiques et des responsables du parti, à l’instar de l’ancien président de l’Assemblée populaire nationale (APN) Abdelaziz Ziari qui a considéré que c’est un aspect positif qu’un haut responsable se confronte à l’épreuve de l’urne. Quoi qu’il en soit, si Ould Abbès s’est voulu circonspect par rapport aux intentions de Sellal, il n’a, par contre, pas eu la même attitude vis-à-vis des ministres FLN actuellement en poste. Ces derniers sont huit, sur les seize ministres FLN à briguer un mandat législatif. Il s’agit de : Abdeslem Chelghoum, ministre de l’Agriculture, Abdelwaheb Nouri, en charge du Tourisme, Abdelmalek Boudiaf, en charge du secteur de la Santé, Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur, Boudjemaâ Talai, ministre des Transports, Abdelkader Ouali, ministre des Ressources en eau, Ghania Eddalia, chargée des Relations avec le Parlement, et Aïcha Tagabou, ministre déléguée auprès du ministre de l’Aménagement du territoire et du Tourisme, chargée de l’Artisanat.Djamel Ould Abbès a assuré, par ailleurs, que « ces ministres doivent quitter leur poste au gouvernement », expliquant qu’il s’agit d’une « exigence du secrétaire général du FLN, non négociable ». Evoquant les conditions des candidatures, Ould Abbès a expliqué que toutes les candidatures remplissant les critères d’éligibilité étaient acceptables, à l’exception « de celles dont les auteurs se sont à un moment ou à un autre positionnés contre le président de la République». S’adressant sans doute aux voix dissidentes du parti et aux recalés du casting électoral qu’il a préparé, le secrétaire général du FLN n’a pas manqué à cette occasion de mettre en garde « les agitateurs ». Il ne leur sera pas permis, a-t-il ajouté, « de ternir l’image du parti ». Par ailleurs, M. Ould Abbès a donné le chiffre « officiel et définitif » des candidatures de son parti : 6 228 ! Il a déclaré clôturer l’opération de sélection le 21 février prochain. Dans la foulée, il a procédé à l’installation de la commission nationale des candidatures aux législatives : un collectif de 26 membres répartis entre le Bureau politique et le comité central et qui aura pour mission de valider les dossiers de candidatures. Le QG de campagne du parti sera animé par Khelladi Bouchenak, connu pour avoir été dans une autre vie l’ancien chef de cabinet de Djamel Ould Abbès quand ce dernier était ministre…