Les ministres candidats aux prochaines joutes électorales, obligés de démissionner, ne seront pas remplacés par de nouveaux ministres, rapportent des sources proches du Premier ministère. Leurs collègues au sein du gouvernement, qui ne se porteront pas candidats aux législatives de mai 2017, seront désignés pour en assurer l’intérim, pour une courte période.

Certains ministères ne connaîtront pas de remplaçants. Seuls les secrétaires généraux continueront à gérer les destinées de leurs ministères respectifs, en attendant la formation d’un nouveau gouvernement après les résultats des élections. « On ne peut pas se permettre de nommer de nouveaux ministres pour un gouvernement, dont la durée de vie ne pourrait se prolonger au-delà des prochaines législatives…», note-t-on à ce sujet. Le cas du ministre du Commerce, Bakhti Belaib, officiellement parti pour des soins, et remplacé par Abdelmadjid Tebboune pour assurer l’intérim, est un indicateur de la façon dont le gouvernement entend remplir les vacances éventuelles. Ainsi, les ministres candidats attendent toujours le feu vert du président de la République, pour pouvoir entamer les démarches nécessaires auprès des kasmas et bureaux de wilaya de leurs partis respectifs.
Car, nous dit-on, il n’est pas acquis que ces ministres soient acceptés par leur base, en tant que têtes de listes ou même figurer dans les listes des candidatures, étant donné les tensions existantes. Cela, d’un côté. De l’autre, ces ministres doivent se présenter dans des wilayas qui ne sont pas les leurs, ce qui rendra les choses un peu plus difficiles. On commence déjà à s’interroger au sujet des autres ministres appartenant aux deux principales formations politiques, le FLN et le RND, s’ils ne devraient pas eux aussi présenter leur démission, par souci d’impartialité et d’équité politique. En tout état de cause, les ministres dont les candidatures seront retenues pour se présenter aux prochaines élections législatives, devront automatiquement démissionner et choisir les wilayas de leurs candidatures respectives. Ils sont plusieurs à avoir exprimé le souhait ou avoir été conseillé de se présenter aux prochaines élections législatives. Tel Abdelmalek Boudiaf, signalé à Oran, Mounia Meslem à Tizi Ouzou, où elle a implanté plusieurs projets liés à son département, Abdelwahab Nouri, signalé à Sétif, Aïn Defla ou Tlemcen, Abdesslam Bouchouareb à Oum El Bouagui, Tagabou à Tamanrasset, Mebarki à Sidi Bel Abbès, etc.