Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) continue à distiller son programme électoral pour les législatives du 4 mai prochain, après avoir décliné son programme économique, il dévoile sa feuille de route parlementaire consacrée à la presse et aux médias qu’il voudrait sortir de ses problèmes économiques et structurels.

Sans s’attarder sur les détails, le RCD préconise de rendre effectif un programme d’aides directes et indirectes à la presse écrite géré dans la transparence. Car, pour lui, l’argument de l’aide par « la publicité de l’Anep ne tient pas». « Cette manne sert essentiellement d’instrument de contrôle et de pression », estime-t-il. Et d’en apporter la solution. Simplement mettre fin au monopole exercé par l’Anep et donner toute la latitude aux annonceurs de choisir le support et le titre qui leur sied. Sur un autre plan, le RCD veut soustraire les demandes d’agrément de la bureaucratie par la concrétisation du régime déclaratif par le biais d’un simple constat de l’huissier de justice. Selon lui, cette mesure participe aussi de la lutte contre la « médiocratie » générée par le refus de l’octroi d’agrément aux nouveaux titres non clientélisés. D’autres pistes sont défendues par le parti. «Cesser d’ériger la communication en département ministériel et installer une autorité de régulation de la presse écrite autonome pour éviter toute interprétation de la loi dans le sens qui met cette instance sous la coupe des pouvoirs publics ». « Cette mesure peut constituer le début d’une certaine crédibilité de la presse publique car dans tous les pays du monde, c’est elle qui assure la neutralité et l’équilibre de l’information. Quant au reste de la presse, il ne peut être que privé », écrit le RCD, qui prédit que « quand tous les investisseurs ou autres collectifs d’un pays ont les mêmes chances, on aura nécessairement une presse privée diverse.
Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui ». L’audiovisuel n’est pas en reste, puisque le RCD souhaiterait que soit publié sans délai l’appel à soumission pour délivrer les agréments sur la base du cahier des charges adopté par le gouvernement relatifs aux chaînes de télévision. « Il n’est pas normal que la TDA ait acheté des fréquences sur des satellites étrangers, payés par l’argent public, sans les exploiter par un retour de l’investissement», s’offusque le parti pour lequel « la notion de chaînes tolérées est une entorse à la loi ».
Dans le volet législatif, il entend dépénaliser les délits de presse et adopter des textes qui assurent la crédibilité de l’information et la protection du journaliste dans l’exercice de ses missions. Il y a moins d’une semaine, le RCD publiait son programme et ses intentions économiques.