Les ministres actuellement en poste sont-ils candidats à la députation ? La récurrence et la redondance de cette question a contraint le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould Abbès, à sortir de sa réserve et à rendre publique une note dans laquelle il explique le cas des ministre postulant à la députation.

« Compte tenu des multiples appels et interrogations des journalistes à propos de la candidature des ministres actuellement en poste aux élections du 4 mai prochain, le secrétaire général du FLN a rendu publique une note dans laquelle il donne la priorité à l’examen des 6 200 dossiers de candidature à la députation.
Et s’agissant des personnalités nationales ainsi que des membres du gouvernement souhaitant porter leur nom sur les listes du FLN, nous informerons ultérieurement et en temps opportun des décisions les concernant sachant que le dernier délai de dépôt des dossiers de candidature est le 4 mars prochain ».
C’est du moins ce qui est expliqué dans une note publiée sur le site web du FLN. Contacté par nos soins, un membre de la direction du parti explique que la candidature des ministres aux législatives dépend de l’aval du président de la République.
« Les ministres FLN ne sont pas de simples militants, ce sont des membres du gouvernement. Ils ne peuvent pas décider de leur propre chef de se porter candidat aux élections alors qu’ils sont nommés ministre par le président de la République.
Se porter candidat sans le OK du président de la République reviendrait à contrarier ce dernier et refuser le poste au sein du gouvernement », explique notre source.
Avant d’enchaîner : « De plus, le président de la République est aussi le président du parti, donc il est aussi la plus haute autorité au sein du FLN ». En ce sens que la candidature des ministres aux législatives attend le OK du chef de l’Etat. Dans le cas où ce dernier consent à la députation des membres du gouvernement « c’est le Premier ministre qui transmettra l’information », note notre source, selon laquelle « rien n’est encore clair pour le moment ».
Mais, la députation des ministres en exercice « n’a rien de nouveau », indique-t-il. « De tout temps, des ministres se sont portés candidats sur les listes de plusieurs partis politiques », fait-il observer. Aussi, de son avis, la non-annonce par anticipation de l’ambition des ministres de briguer des sièges dans la future Assemblée nationale intervient pour éviter toute contestation des simples militants caressant la même ambition.
Aussi et à propos de la candidature du Premier ministre, notre source explique que « pour l’heure, rien n’est encore évident et personne ne sait quoi que ce soit sur cette candidature ».
En attendant, ce sont les anciens ministres qui ont ouvertement déclaré leur intention en déposant leur dossier. C’est le cas notamment de Mohamed Seghir Kara, ancien ministre du Tourisme qui s’est porté candidat à Bouira, de Moussa Benhamadi, ex-ministre des NTIC, dans la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, et de Rachid Benaïssa, ancien ministre de l’Agriculture à Bou Saada, Amar Tou, ex-ministre des Transports, à Tlemcen, et de Mohamed Djellab, ancien ministre des Finances, dans la wilaya de Biskra.