Une rencontre d’échange et de sensibilisation autour des prochaines élections législatives avec les responsables de l’audiovisuel public et les cinq chaînes de télévision privées accréditées sera organisée, aujourd’hui, par la Haute instance indépendante des élections (HIISE) et l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav).

Le but de cette rencontre, selon un communiqué de l’Arav, est de « contribuer à clarifier le rôle de chacune des institutions », mais aussi d’offrir « leur aide de facilitation dans le travail des organes d’information audiovisuels ». L’Arav estime que ces élections s’inscrivent dans un « contexte nouveau », marqué par la mise en œuvre de nouvelles dispositions issues de la révision de la Constitution en 2016, mais aussi de l’installation de la HIISE et de l’adoption d’un dispositif législatif et réglementaire du champ audiovisuel.
A cet effet, l’instance de Zouaoui Benhamadi relève être à la hauteur de ce devoir à côté des missions que lui confère la loi. « L’Arav est consciente de l’ampleur des missions que la loi lui confère, mais pour la première fois des devoirs s’imposent à elle face à un événement important dans la vie nationale, en l’occurrence les prochaines élections législatives » qui « exigeront de tous les médias audiovisuels autorisés une couverture honnête et équitable », indique le communiqué de l’Arav. Soulignant en outre que cette institution « œuvrera, dans la mesure des moyens qui sont les siens, à l’application et au respect des décisions de la HIISE en matière de répartition du temps d’antenne », l’autorité de régulation de l’audiovisuel « usera de son autorité pour faire valoir auprès des médias audiovisuels publics et privés autorisés, le respect des principes d’équité et d’équilibre entre tous les candidats durant toute la période des élections ». L’Arav se dit ainsi «assurée » du succès de ce « grand rendez-vous » pour peu qu’elle dispose de « moyens nécessaires en vue de faire respecter les principes d’équité, d’impartialité et d’accès équitable aux médias audiovisuels autorisés » lors de la couverture médiatique des prochaines élections législatives, prévues le 4 mai 2017. A ce titre, elle se dit également « convaincue de trouver auprès desdits médias l’écoute et la compréhension nécessaire au respect du droit, de l’éthique et de la déontologie, ainsi que leur disponibilité active en faveur de la promotion de la culture démocratique et citoyenne, de la garantie de la transparence et de l’objectivité dans l’exercice de leur mission d’information et de communication ». A noter que le 30 janvier dernier, le ministre de la Communication, Hamid Grine, a appelé les médias nationaux à être « professionnels » lors de la couverture des évènements électoraux nationaux et locaux, indiquant que « les chaînes de télévision ayant des bureaux accrédités en Algérie sont libres de couvrir les meetings électoraux, lors des prochaines législatives, mais libérées de la mission inhérente à la diffusion des expressions électorales directes ». Précisant que « cette mission sera l’apanage des médias publics (télévision et radio) ». M. Grine avait relevé que cette option a été décidée d’un commun accord avec les responsables des chaînes privées, notamment celles émettant depuis l’étranger et disposant de bureaux accrédités en Algérie. « Il y a cinq qui relèvent de l’autorité de régulation de l’audiovisuel et qui sont soumises à un cahier des charges dont la transgression peut valoir des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de l’autorisation », avait encore souligné le ministre de la Communication.