PAR NAZIM B.
Parallèlement à la tendance de la non-participation chez les partis de la mouvance démocratique, les élections législatives anticipées du 12 juin prochain continuent d’enregistrer des avis d’adhésion à cette échéance de la part des autres courants politiques.
Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, a fait état à ce propos d’environ 40 partis politiques et plus de 20 listes indépendantes qui ont retiré leurs dossiers de candidature. S’exprimant en marge de la prestation de serment des membres du conseil de l’Anie, à qui la Constitution a confié la mission d’encadrer toutes les élections, M. Charfi a affirmé que l’inscription sur les listes électorales, qui a démarré mardi dernier, connaît un rythme croissant», faisant état de 600 inscrits jusqu’à jeudi à 12H.
Déclarant que les données disponibles sont «positives» et de «bon augure», M. Charfi a indiqué que l’ANIE a entamé les préparatifs en prévision de ces échéances électorales, assurant «la pleine disponibilité» de ses membres à gérer ce rendez-vous dans le cadre du nouveau mode électoral.
M. Charfi a précisé, en outre, que les changements prévus dans la loi électorale concernant le mode de scrutin «mettront en échec toute tentative d’exploitation de l’argent sale et ouvriront la voie à une concurrence loyale et transparente».
Le président de l’ANIE a assuré que les mesures préventives contre la pandémie de la Covid-19 seront «très strictes», notamment en termes de contrôle de l’application du protocole sanitaire, appelant les citoyens, les partis et les candidats à s’y conformer rigoureusement.
Aux intentions de participation exprimées jusque-là, notamment par les partis de l’ancienne majorité gouvernementale et des autres partis du courant islamiste, c’est le parti de Talai El Hourriyet, traversé depuis plusieurs mois par une crise interne, qui a préféré se lancer dans la compétition électorale.
Après avoir donc destitué le président par intérim, Abdelkdaer Saadi, les instances du parti ont décidé de participer à l’échéance de
juin prochain dans ce qui constitue une première expérience pour le parti dans une élection législative, lui, qui s’est engagé dans la joute présidentielle de 2019 avec la candidature d’Ali Benflis.
«Cette décision découlait de la conviction du parti que les élections étaient le meilleur moyen pour sortir de la crise», a déclaré le président de l’instance, chargée de la gestion du parti, Reda Benouenane, à l’issue de la réunion de la session extraordinaire urgente du Comité central du parti, tenue au siège national du parti, à la demande des deux-tiers de ses membres.
Pour sa part, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Makri, a soutenu à partir d’Aïn Témouchent que «le climat politique dominant dans le pays actuellement permet la tenue des élections législatives prochaines, en concordance avec les aspirations et la volonté du peuple».
M. Makri a souligné, par la même occasion, que le MSP perçoit «un climat politique, économique et social, propice pour organiser de véritables élections», ajoutant que son parti est «optimiste et prêt à affronter tous les défis». <