Le scrutin législatif du 12 juin prochain sera disputé par
19 partis politiques et plus de 700 listes indépendantes pour une place parmi les 407 sièges que comptera désormais l’Hémicycle, composé de 462 auparavant.

PAR NAZIM BRAHIMI
C’est ce qu’a affirmé, hier, Mohamed Charfi, président de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), qui a fait le point au dernier jour de l’opération de dépôt des dossiers, une étape qui a été prorogée de cinq jours. Cette prorogation s’est avérée utile et salvatrice pour quelques formations politiques qui ont pu rattraper leur retard dans la collecte des souscripteurs d’électeurs.
Au délai initial de dépôt, ils n’étaient que 12 partis à pouvoir participer à la compétition électorale, FLN, RND, MSP, FJD, el Binaa, Front el Moustakbal, TAJ, le parti de la Voix du peuple, Fadjr el Jadid, Jil Jadid, FAN et PLJ. Grâce à l’ordonnance présidentielle portant prorogation des délais, d’autres formations politiques ont pu satisfaire la condition de collecte des 23 signatures qu’exige la loi organique portant régime électoral ; la première consultation d’ailleurs qui se déroulera sous ce nouvel encadrement réglementaire.
Et si M. Charfi n’a pas jugé nécessaire de communiquer, hier, les partis politiques qui ont pu rattraper leur retard, des sources affirment qu’il s’agit notamment du FNA, Talaie el Houriat, El Karama et l’ANR. Ces partis, apprend-on, en plus de la course contre la montre qu’ils ont eu à mener dans l’opération de collecte des signatures, ont dû coordonner et coopérer avec l’administration pour apporter quelques correctifs s’agissant des souscripteurs qui posaient problèmes. En ce qui concerne la compétition pour les futurs représentants de la communauté nationale à l’étranger, M. Charfi a indiqué que 4 partis politiques et 2 listes indépendantes ont répondu aux exigences de candidature.
Conformément aux conditions à remplir par les partis politiques pour la validation du dépôt des listes de candidatures fixées par l’Anie, « les listes des candidats présentées au titre d’un parti politique doivent être appuyées par, au moins 25 000 signatures individuelles d’électeurs inscrits sur les listes électorales ». Ces signatures doivent être recueillies à travers, au moins, 23 wilayas dont le nombre de signatures exigées pour chacune des wilayas ne saurait être inférieur à 300 signatures. Pour les listes indépendantes, chaque liste doit être appuyée, pour chaque siège à pourvoir, par au moins 100 signatures des électeurs de la circonscription électorale.
Pour les circonscriptions électorales à l’étranger, la liste de candidats est présentée soit au titre d’un ou de plusieurs partis politiques, soit au titre d’une liste indépendante appuyée d’au moins 200 signatures pour chaque siège à pourvoir parmi les électeurs de la circonscription électorale concernée.
Au niveau des partis politiques qui prendront part à ce scrutin, l’animation est intense, notamment chez ceux qui y participeront pour la première fois, à l’image de Jil Jadid. Par contre, chez les « classiques », le rendez-vous n’a pas manqué de générer des conflits internes. Au FLN, parti majoritaire dans l’Assemblée dissoute, la bataille fait rage et de grandes divergences accompagnent la confection des listes particulièrement dans certaines wilayas. Le secrétaire général du parti, Abou Fadel el Baadji, a été contraint d’annuler sa candidature sur la liste d’Alger devant la pression et la contestation des cadres influents dans les structures de l’ex-parti unique. En tout état de cause, tout sera tiré au clair une fois passée l’étape de l’examen des dossiers des listes fixée au 9 mai prochain, selon l’Anie. La campagne électorale débutera, quant à elle, à partir du 17 mai. n