A un mois du coup d’envoi de la campagne électorale pour les législatives anticipées du 12 juin prochain, prévu à partir du 17 mai, les prétendants à cette compétition peaufinent leurs plans et mettent les bouchées doubles en vue de parvenir à leurs objectifs et de réussir leur test.

PAR NAZIM BRAHIMI
Les partis en lice ainsi que les Indépendants doivent finaliser les dossiers des candidatures à déposer au niveau de l’ANIE le 22 avril. Et si les formations politiques qui ont choisi de boycotter l’échéance de l’été prochain continuent à exprimer leur opposition, du moins dans le contexte actuel, au jeu électoral, s’appuyant notamment sur la mobilisation populaire hebdomadaire qui désapprouve le scénario engagé, ce n’est pas le cas parmi les postulants où on se met de plus en plus dans le vif du scrutin.
Les participants, notamment les partis politiques, sont à l’heure de confectionner et de valider leurs listes qu’ils veulent les plus consensuelles possibles, mais aussi à même de pouvoir gagner la confiance des électeurs. Le même souci domine également chez les groupes qui se lancent dans la compétition électorale sur des listes indépendantes au nombre de 2 889 enregistré à la date du 7 avril, selon le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, qui a fait également état d’un corps électoral composé de 23 486 979 électeurs répartis sur les 58 wilayas auxquels s’ajoutent 902 365 de la communauté nationale établie à l’étranger.
Cependant, et une fois n’est pas coutume, le week-end politique n’a pas été animé contrairement aux précédents depuis l’entame du processus électoral, ce qui s’expliquerait par le mois de carême et le rythme d’activité qu’il impose. Néanmoins, le président de l’Alliance nationale républicaine (ANR), Belkacem Sahli, est allé hier à Tizi Ouzou défendre le processus électoral. En marge de l’installation du bureau local de son parti en prévision des élections législatives, M. Sahli a considéré que la participation «à cette élection constitue, au-delà d’un quelconque intérêt partisan, un objectif stratégique pour le pays».
Pour le patron de l’ANR, «l’exercice de la volonté populaire à travers le choix de ses représentants, particulièrement, au Parlement qui est un organe exerçant des missions d’importance de législation, de contrôle du travail du Gouvernement et de transmission des préoccupations des citoyens».
De son côté, le président Tebboune a évoqué ce rendez-vous dans son discours lors de la célébration de la Journée du savoir, estimant que «le processus démocratique est le choix de l’Algérie libre et souveraine» et qu’il compte, «en plus de la consolidation des fondements de la paix et de la sécurité, parmi les objectifs liés à l’intérêt suprême du pays que nous œuvrons à réaliser par la conjugaison des efforts des institutions de l’Etat, de la classe politique et des acteurs de la société civile».
Il a appelé, à cet effet, «la société algérienne, dans toute sa composante, à s’exprimer lors des échéances politiques à venir, en toute liberté et par les voies les plus civilisées qui soient pour le choix de ses représentants, à la lumière des défis internes et externes qui interpellent tout un chacun à faire prévaloir l’intérêt de la patrie au-dessus de tout différend et de toute considération étroite».
Dans ce sens, le chef de l’Etat s’est dit «confiant que les enfants de l’Algérie iront de l’avant pour la pose de ce jalon important dans l’édification d’une Algérie nouvelle, et que leur détermination ne saurait être entamée par les manœuvres de ceux qui se sont enlisés dans les méandres de la déstabilisation et de la division».