La campagne électorale des législatives semble s’être invitée un peu tôt sur la scène politique nationale avec un lot de nouveautés et de surprises inédites. En effet, les législatives de mai 2017 seront inédites, à plus d’un titre. Tout d’abord, les télévisions privées joueront, à n’en pas douter, un rôle des plus déterminants dans la course au palais de la chambre basse. Malgré les mises en garde du ministère de la Communication et de la Haute instance indépendante de surveillance des élections, les dépassements et les dérives dans les discours électoraux passeront pour de nouveaux styles politiques dans l’affrontement électoral entre les candidats et les partis politiques. Les télévisions privées, par manque de professionnalisme ou par affranchissement des règles d’autocensure, enflammeront les débats électoraux et ne manqueront pas de faire la différence entre les partis candidats aux élections. La campagne en faveur du camp de l’abstention qui n’avait pas droit de cité dans les débats et les confrontations lors des précédentes campagnes, fera le bonheur des plateaux télévisés, à cette occasion. Ensuite, les formes traditionnelles de campagne électorale ne feront pas long feu devant les nouveaux instruments de proximité électorale, notamment via les nouvelles technologies de l’information. Les réseaux sociaux constitueront, ainsi, la toile d’araignée des partis politiques et autres candidats aux législatives du 4 mai 2017. Pour certaines personnalités politiques ou nationales, Facebook, Tweeter et autres formes de réseaux sociaux sont la trouvaille pour cette campagne des législatives. Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, avait, il y a quelques mois, avoué qu’il ne connaissait rien à ces réseaux. Aujourd’hui, il semblerait qu’il ait dépassé ce stade de néophyte. Sa page Facebook et celle de Tweet fonctionnent à merveille. Idem pour le FLN, qui a lancé sa page officielle centrale et les kasmas qui ont envahi la toile à la recherche d’espaces pour distiller le discours électoral et affronter le camp adverse. Les demandes de rajout émanant de kasmas FLN, de bureaux RND, principalement, pullulent en ce moment. Pour la campagne des législatives de mai 2017, tous les moyens sont bons pour rafler la mise afin de siéger au palais Zirout-Youcef.