Les perspectives économiques en Algérie sont loin d’être encourageantes. Cela n’est pas seulement en relation avec les fluctuations des marchés pétroliers, mais plutôt avec tout ce qui entoure la pandémie. Chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles, qui annoncent d’autres, encore pires que les précédentes. Pour hier, mardi, au moins deux informations significatives sont à prendre en considération. La première concerne la décision prise par le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs de suspendre la prière du vendredi à la Grande mosquée d’Alger et cela à compter de vendredi prochain. Elle sonne comme une sanction envers les nombreux fidèles qui s’étaient agglutinés, il y a quelques jours, du côté des Pins-Maritimes. La prière hebdomadaire du vendredi avait fait oublier aux personnes qui étaient sur place toutes les mesures de prévention générales préconisées. Finalement, cette « rencontre » entre les fidèles et la nouvelle mosquée aura été un ratage et dont la cause est ce non-respect constaté, alors que la pandémie fait encore des ravages, ici et ailleurs. La situation est bien grave pour laisser passer ce genre de comportement, dont les conséquences n’épargneront personne.
D’ailleurs, la seconde information, d’hier, à prendre au sérieux est le nouveau record de contaminations au Coronavirus enregistré. 753 nouveaux cas en seulement 24 heures. Même si le Professeur Sanhadji, président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, affirme qu’il ne s’agit pas de seconde vague, la réalité des faits indique qu’il s’agit au moins des prémices. Un remake de ce qui s’est passé il y a quelques mois est en train de se dérouler sous les yeux de tout le monde.
C’est, qu’au-delà du côté sanitaire – qui est évidemment prioritaire, le non-respect par les citoyens des mesures de prévention est un aspect qui ne peut qu’influencer négativement sur l’économie du pays. Le gouvernement – si la tendance persiste – n’aura pas d’autres choix que d’annoncer encore d’autres décisions restrictives qui, cette fois, risquent d’engendrer bien plus de dégâts. L’économie nationale pourra-t-elle résister à une autre vague de la Covid-19 ? La réponse est loin d’être évidente. A ce rythme-là, on risque de regretter même la période de la première vague. A cette époque, qui est juste derrière nous, il était question de projets à l’arrêt, actuellement, le grand risque, aux conséquences incalculables, c’est de se retrouver à constater que tous les projets sont abandonnés.