Pour Tiley, c’est «le constant changement de conditions» et la «mauvaise communication» avec le gouvernement fédéral qui ont conduit à l’expulsion de Djokovic la veille du début du tournoi alors qu’il avait dans un premier temps reçu une dérogation signée par le médecin en chef de la Fédération australienne de tennis (TA) pour pouvoir entrer non-vacciné en territoire australien.
M. Tiley, qui est aussi le président de TA, a assuré que son instance avait travaillé avec les autorités nationales, mais qu’en raison de la nature évolutive du variant Omicron, «il y avait eu beaucoup de contradictions et de complexité dans les informations reçues». «Même au cours de la semaine écoulée (depuis la décision de justice sur l’expulsion de Djokovic), les choses ont changé en ce qui concerne les mesures prises face à la pandémie», a-t-il souligné.
Pour obtenir cette dérogation, le Serbe a fait valoir qu’il avait contracté le covid dans les six mois qui ont précédé son arrivée en Australie. Mais après dix jours de débats judiciaires et quelques jours passés dans un centre de rétention, Djokovic a été expulsé. La Fédération australienne s’attend-elle à un procès intenté par le joueur pour que lui soient remboursés ses frais de justice et de voyage ? «Non», a répondu M. Tiley.