Des travailleurs de l’Entreprise de transport algérien par câbles (ETAC) de Tizi-Ouzou, à l’arrêt depuis l’avènement de la crise sanitaire du nouveau coronavirus en mars 2020, ont réclamé mardi la reprise du travail. Lors d’un rassemblement devant le siège de leur entreprise, les travailleurs, rassemblés ont interpellé les pouvoirs publics pour autoriser la reprise de leur activité suspendue par mesure préventive depuis l’avènement de la pandémie de la Covid-19, avec une courte reprise de 3 jours début janvier dernier, sur autorisation du wali. Mis au chômage technique, il y a une année, depuis le 22 mars 2020, après seulement 2 mois d’activités, ces travailleurs, qui dépassent la centaine, ont exprimé leur «incompréhension» quant au fait que «seul le transport par câble n’a pas repris, alors que les conditions de travail sont les mêmes que dans les autres moyens de transport», dira l’un de leurs représentants. Pour sa part, le directeur de l’ETAC, Saïd Lamrani, a indiqué à l’APS que «les équipements et moyens de l’entreprise, cabines et câbles de support, sont entretenus en permanence depuis la suspension de l’activité et ne souffrent d’aucune panne», assurant «la disponibilité» de l’entreprise à «reprendre l’activité à tout moment». M. Lamrani, tout en déplorant le manque à gagner pour l’entreprise, a, également, relevé «l’impact de cette suspension sur la population de la ville des Genêts qui avait commencé à s’habituer à ce moyen de transport». Ces derniers, en signe de solidarité, ont accompagné les travailleurs chez le délégué local du Médiateur de la République, pour lui soumettre leur doléance. Contacté par l’APS, le directeur local du transport, Samir Naït Youcef, a indiqué que «la décision de reprise de ce moyen de transport dépend des hautes autorités du pays auprès desquelles une demande, dans ce sens, a été formulée par les autorités locales depuis le mois de novembre dernier». (APS)