Invité lundi sur la chaîne Twitch de Gaël Monfils à commenter ses plus beaux matchs sur la terre battue parisienne, Jo-Wilfried Tsonga n’a pas manqué de donner aussi son avis sur l’ogre de l’ocre Rafael Nadal. Le Manceau est notamment revenu sur le coup de tonnerre de l’élimination du Majorquin contre Robin Söderling en 2009, dévoilant un secret alors bien gardé.
Le 31 mai 2009, celui que l’on croyait invincible à Roland-Garros tombait. Quadruple tenant du titre sur la terre battue parisienne, Rafael Nadal subissait alors la loi du puissant Suédois Robin Söderling après quatre sets de combat (6-2, 6-7, 6-3, 7-6) en huitième de finale. Un événement sur lequel est revenu Jo-Wilfried Tsonga lundi, invité par Gaël Monfils sur sa chaîne Twitch. Et si l’on savait le Majorquin touché aux genoux à l’époque – il avait ensuite déclaré forfait pour Wimbledon -, le Manceau a livré une autre information bien gardée par le vestiaire des joueurs à l’époque.
«Rafa ne le dira jamais parce qu’il n’aime pas s’exprimer comme ça, mais c’est vrai que lors de sa défaite contre Söderling, il était malade. Et on le savait tous qu’il avait une angine et qu’il n’était pas bien du tout», a indiqué Tsonga. Cette petite révélation avait d’ailleurs plus vocation à mettre en valeur les qualités physiques exceptionnelles du Majorquin, très dur au mal, qu’à minimiser l’exploit du Suédois ce jour-là.

« Vous ne vous rendez pas compte de la violence de ses balles »
D’ailleurs, Monfils a ensuite pris le relais. «Djoko est un monstre physiquement, mais Rafa… En fait, vous ne vous rendez pas compte de la violence de ses balles, de la violence physique qu’il t’impose. C’est un truc hors du commun», a-t-il acquiescé. Avant d’en remettre une couche. «Physiquement, c’est un niveau au-dessus. T’as beau travailler… C’est pour ça que ces mecs, ce sont des légendes.»
Douze fois vainqueur du Majeur parisien, Nadal n’avait pas besoin de ce double hommage pour affermir son statut d’ogre de l’ocre.
Mais par leur expérience commune du phénomène, les paroles de Tsonga et Monfils donnent une idée de l’aura dont bénéficie le Majorquin sur le circuit à chaque fois qu’il r pose les pieds sur la terre battue de Roland-Garros. n