Comme le veut la coutume, le vainqueur de la Ligue des Champions UEFA n’entre en lice qu’à partir des demi-finales de la Coupe du Monde des clubs FIFA. C’est le cas aussi pour le détenteur de la Copa Libertadores. C’est pour cela que le Real Madrid ne débutera le tournoi, abrité par les Emirats arabes unis (06 au 16 décembre), que ce soir (18h00). Le détenteur de la défunte édition devra se défaire de la formation locale d’Al-Jazira Club pour se hisser à l’étape ultime.

Avant de parler de l’entame, qui s’annonce facile (sur le papier), des Madrilènes, on se retrouve obligé de retracer le parcours du représentant africain dans cette messe universelle : le Wydad Casablanca (Maroc).
Il est utile de souligner que, pour la quatrième année de suite, l’ambassadeur de la zone CAF n’a pas réussi à intégrer le carré d’as de la compétition qui regroupe les équipes consacrées dans chaque confédération affiliée à la FIFA.
Auparavant, il y a eu certains faits d’armes. En 2013, le Raja de Casablanca avait réussi à se hisser jusqu’en finale avant de perdre face au Bayern Munich sur le score de 2 buts à 0. Il y a aussi eu le TP Mazembe (RD Congo) qui a défié, à la surprise générale, l’Inter Milan (Italie) pour le trophée en 2010. Les Congolais avaient fini par craquer (3/0) aux portes d’un exploit inédit.
En effet, jamais une formation de l’Afrique n’avait réussi à décrocher la récompense suprême dans cette épreuve. Et ça ne sera pas pour cette année puisque les Wydadis, à l’instar de l’ES Sétif (2014) et le Tout Puissant Mazembe (2015) ainsi que le Mamelodi Sundowns (2016), ont été sortis de la course dès leur baptême contre le FC Pachuca (Mexique) s’inclinant par la plus petite des marges (1/0) après avoir disputé les prolongations.
Les Marocains ont joué hier pour la cinquième place en donnant la réplique aux Japonais d’Urawa Red Diamonds récipiendaires de la Ligue des Champions d’Asie 2017.
Le Real un peu plus dans la légende ?
Pour revenir au match de ce soir, on s’attend à ce que le Real atteigne, pour la troisième fois de son histoire après 2014 et 2016, la finale du tournoi dans sa nouvelle appellation. Dans l’ancienne formule (Coupe intercontinentale), la formation espagnole avait disputé 5 finales pour 3 remportées (1960, 1998 et 2002) et 2 perdues (1966 et 2000).
Avant cela, il faudra prendre la mesure des Emiratis forts de l’appui de leur public attendu en nombre dans le Stade Sheikh Zayed à Abu Dhabi. Dans un pays où l’engouement footballistique n’est pas fort habituellement, le prestige de l’évènement et de l’adversaire du soir inciterait beaucoup de monde à se rendre au théâtre de cette affiche de rêve pour le team double vainqueur du Championnat des Emirats arabes unis (2011 et 2017). Les coéquipiers de Ali Ahmed Mabkhout, auteur du but de la qualification face à Urawa Red Diamonds en quarts, ne devront pas trop respecter les ‘‘Merengues’’ et se laisser impressionner par leur armada s’ils veulent faire sensation et éliminer les actuels maîtres du monde.

CR7 en quête d’un nouveau record

En parlant de buteur justement, on ne peut pas ne pas citer le goleador maison du Real : Cristiano Ronaldo. Le Portugais pourrait devenir le Meilleur baroudeur dans l’histoire de la CDM s’il parvient à trouver la faille ne serait-ce qu’une fois. Au classement, il partage actuellement la première place avec César Delgado, Luis Suarez et… Lionel Messi, son rival éternel. Chacun d’eux totalise 5 réalisations toutes séquences confondues. CR7 compte bien poursuivre sa quête de records sur les terres des EAU pour trôner comme le roi absolu des artificiers. Son team aspire aussi à devenir le premier à conserver son titre dans ce rendez-vous planétaire. Un accomplissement jamais établi jusque-là dans la nouvelle formule.
Le latéral gauche Marcelo affirme que «c’est un vrai défi» d’aligner un second triomphe à la file. «Nous avons la demi-finale en premier et nous devons la gagner pour pouvoir ensuite penser à la finale. Notre objectif est de remporter ce Mondial des Clubs, qui est un tournoi très important, mais nous ne pouvons pas dire : nous allons y aller, gagner, et rentrer à la maison. Non. Il faut respecter toutes les équipes, tout comme elles nous respectent. Nous devrons tout donner pour pouvoir gagner ce titre», avertit le Brésilien. Le joueur à la touffe rêve d’une finale contre ses compatriotes de Grêmio. «Pour moi c’est une source de fierté qu’une équipe brésilienne ait gagné la finale de la Libertadores, qui est un tournoi très difficile. Je serais tout aussi fier de voir une équipe brésilienne en finale de la Coupe du Monde des Clubs. J’aimerais beaucoup jouer contre Grêmio en finale. Ce serait incroyable.» La réalisation de ce rêve dépend, en partie, de lui aussi puisqu’il faudra passer l’obstacle d’Al-Jazira pour retrouver la franchise de Porto Alegre en finale.