Son seul tort, c’est d’être natif d’Aïn M’lila et que l’équipe locale jouera son accession face à la formation du CA Bordj Bou Arréridj l’équipe qu’il dirige. Lyamine Bougherara a décidé de renoncer à son poste de driver au sein du CABBA à 48 heures seulement du choc face à l’AS Aïn M’lila (2e, 51 points) programmé demain chez cette dernière.

Bougherara ne sera pas sur le banc des « Criquets Jaunes » demain pour le duel ô combien crucial pour la montée contre les M’lilis. Celui qui laissera le CABBA à la 3e marche (50 points) et dans le coup pour l’accession s’est vu contraint de jeter, à contrecœur, l’éponge. Il ne connaîtra donc pas la joie d’une éventuelle promotion au palier suprême de la balle ronde Dz avec les « Jaune et Noir ». La faute aux « grandes pressions exercées sur lui par les supporters de sa ville natale Ain M’lila qui sont allés jusqu’à le menacer d’agresser les membres de sa famille », a informé une source du club de l’Est algérien.

La sécurité, une affaire de famille !
Une autre forme de violence dans un sport roi où tous les moyens semblent être bons pour que l’équipe de « cœur » réalise ses objectifs. Même le recours aux moyens extra-sportifs allant parfois jusqu’à menacer l’intégrité physique des acteurs et leur entourage. C’est ce qui se passe avec l’ex- portier de la sélection algérienne. «Je sais que ma démission n’est pas professionnelle. Laisser tomber l’équipe à un moment crucial de la saison et à deux jours d’un match décisif pour l’accession est difficile à prendre. Mais j’ai subi des pressions énormes du moment que je suis un enfant d’Ain M’lila, qui m’ont poussé à jeter l’éponge. Je ne pouvais continuer. Je pense que j’ai évité le pire», a reconnu et révélé Bougherara. L’ancien entraîneur du DRB Tadjenanet a aussi dit que «les dirigeants du CABBA étaient compréhensifs vis-à-vis de ma décision. J’ai démissionné à contrecœur, c’est désolant de voir tout un travail que j’ai accompli avec les joueurs depuis juillet dernier partir en fumée, mais je n’avais plus de choix» non sans souhaiter « vivement l’accession du CABBA et de l’ASAM, les deux équipes méritent amplement d’accompagner le MO Béjaia en Ligue 1 ». Une véritable frustration pour le technicien de 47 ans dans une Algérie du foot où le surréaliste se fait de plus en plus de place. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce nouvel épisode illustre à quel point la rue décide du sort de cette discipline et des carrières. Consternant !