Leader avec 25 points d’avance sur Manchester City deuxième, Liverpool a littéralement marché sur la Premier League avant que le coronavirus ne vienne tout geler. Malgré cette domination outrageuse, l’entraîneur des « Reds », Jürgen Klopp, pense qu’il peut tirer plus de ses troupes. C’est la quête du perfectionnisme.


Un Allemand n’aime pas faire les choses à moitié. Il ne veut même pas se contenter de tirer 90% du potentiel de son effectif qui a laissé une forte impression dans cet exercice 2019-2020. Comme si ça ne lui suffisait pas, Klopp vise à bâtir un onze infaillible qui joue sur tous les fronts. Si reprise du championnat il y aura en Angleterre, les coéquipiers de Sadio Mané pourraient plier la Premier League en deux journées s’adjuger un titre derrière lequel le club court depuis 3 décennies.
« Nous ne changerons pas, c’est la première chose », a-t-il prévenu hier à Sky Sports en assurant que « cette équipe n’est pas une version définitive, il y a beaucoup de place à l’amélioration et nous y travaillons. Nous avons du sang neuf en interne. Nous pouvons nous améliorer avec cette équipe, c’est ce qui est formidable. » Les Champions d’Europe sortants ont été époustouflants lors de la première moitié de saison avant de connaître un coup d’arrêt.

La reprise et l’humeur
Des couacs lui ayant valu la première défaite de la saison en championnat chez Watford, une élimination de la FA Cup face à Chelsea et celle en Ligue des Champions contre l’Atlético Madrid en huitièmes de finale à Anfield. Dans leur antre, les Liverpuldiens n’avaient plus perdu depuis un samedi 27 janvier 2018 et une élimination en FA Cup par West Bromwich Albion (3-2). Tout cela reste perfectible pour l’ex driver du Borussia Dortmund qui a emmené les siens en deux finales consécutives de C1.
Parallèlement à l’aspect purement footballistique, il y a cet arrêt des compétitions et l’hypothèse de reprise étudiée par les instances anglaises. Le premier responsable de la barre technique de la formation de la Mersey juge qu’il ne faut pas reprendre coûte que coûte. Même si la couronne est en jeu en cas d’annulation de l’épreuve. « Je ne sais pas quand cela sera possible, nous dépendons du gouvernement sur le sujet. Mais si le football peut aider dans certains domaines à améliorer l’humeur, à penser à autre chose (…) alors nous devrons reprendre l’entraînement à un moment donné, mais je ne sais pas quand », estime-t-il.
En tout cas, le contexte sanitaire pesant ne semble pas avoir altérer la motivation de celui qui s’est donné « The Normal One » comme surnom par rapport à sa rivalité avec un certain José Mourinho. Depuis qu’il a pris les rênes du mythique sigle de Liverpool, il a su donner une véritable identité de jeu. Spectaculaires et efficaces, Mohamed Salah& cie ont, manifestement, encore de belles choses à étaler sur les pelouses européennes. Les amoureux du beau jeu ne demandent que ça. n