Son dossier de candidature pour succéder à lui-même à la tête de la Confédération africaine de football (CAF) avait été rejeté le 8 janvier dernier car suspendu, le 23 novembre, pour 5 ans par la FIFA. Motif retenu contre lui : «Détournement de fonds, abus de pouvoir et acceptation et distribution de cadeaux ou autres avantages peine.» Toutefois, Ahmad Ahmad, le patron de la CAF sortant n’a pas abdiqué et a saisi le Tribunal arbitrale du Sport (TAS) de Lausanne pour faire appel. Et il a gagné une première partie de la bataille dans l’espoir de préserver son trône.

Les chances d’être réhabilité sont minces. Mais on saura un peu plus sur l’éventualité de le voir briguer un nouveau mandat à la tête de la CAF après le 02 mars prochain, date à laquelle le TAS compte examiner le fond de son dossier. Après cela, l’instance juridique suprême du sport statuera définitivement sur son éligibilité et le bien-fondé de sa suspension de 5 ans prononcée par la FIFA fin novembre écoulé.

Suspension temporaire de la sanction
En gros, Ahmad Ahmad n’est pas encore certain de pouvoir être réintégrer dans la course à sa propre succession. Il peut, néanmoins, faire campagne pour anticiper un éventuel retour parmi les 4 autres candidats déclarés éligibles à la présidence. Bien que ce scénario ne paraisse pas trop envisageable tant les charges retenues contre lui par la FIFA sont assez lourdes. Il reste plausible.
En tout cas, avant-hier, le TAS a annoncé avoir «accepté la demande de suspendre temporairement les effets de la décision de la Chambre de jugement de la Commission d’éthique de la FIFA jusqu’au prononcé de la sentence finale» Ladite mesure a été prise «en raison notamment d’un risque de dommage irréparable pour M. Ahmad en cas de maintien de la sanction disciplinaire durant la période précédant les élections de la CAF.»
Cette décision représente, malgré tout, un petit rebondissement tant le Malgache semblait définitivement écarté puisque la FIFA avait prononcé une sanction immédiate à son encontre qui mettait fin brutale à son règne entamé le 17 mars 2017. La structure footballistique planétaire sis à Zurich (Suisse) avait précisé qu’il faisait l’objet d’«une interdiction de toute activité relative au football (administrative, sportive et autre) aux niveaux national et international pour une durée de cinq ans. Il devra en outre s’acquitter d’une amende s’élevant à CHF 200.000.»

Verdict final avant le 4 mars
Cela voulait, par extension, dire que son nom était rayé de la liste des prétendants aux élections confédérales et que son n est terminé. C’est le Congolais Constant Omari Selemani qui a été chargé de gérer la CAF jusqu’au prochain vote. Depuis, le successeur d’Issa Hayatou a décidé de faire appel de ce verdict. Sa requête à eu une première suite favorable.
Si jamais Ahmad Ahmad est définitivement blanchi, les candidats Jacques Anouma, ancien patron de la fédération ivoirienne, Ahmed Yahya, chef de la l’instance fédérale mauritanienne, et Augustin Senghor, leur homologue sénégalais ainsi que Patrice Motsepe, chairman du Mamelodi Sundowns (Afrique du Sud) qui serait la nouvelle carte Infantino, feront face au maître des lieux. Une adversité non-négligeable bien que la réputation de l’ancien boss de la balle ronde à Madagascar soit désormais quelque peu (voire significativement) écornée.