Un insipide nul (1/1) face à l’Islande, une lourde défaite (3/0) contre la Croatie et bim ! L’Argentine de Lionel Messi se retrouve dans l’abîme. On peut mettre les participations de Léo en Coupe du monde en Abyme. D’autant plus que, sur le plan individuel, elles se ressemblent. Certes, en 2014 au Brésil, les Argentins ont atteint la finale. Avant de se faire battre par l’Allemagne. Mais la « Pulga » n’était pas génial.

Quatre années après, le prodigieux numéro 10 est là. Impuissant encore une fois. Il incarne la faillite d’un collectif mis en place par un coach, Jorge Sampoli, aux idées primitives. Ce même technicien qui a fait croire à ses hommes qu’ils ne sont rien sans le quintuple Ballon d’Or oubliant que pour faire une équipe il faut un tout. Ainsi, le technicien s’était tiré une balle dans le pied. Suicidaire et fou car il n’y a pas pire démotivation même si le génie du « Blaugrana » n’est pas sujet à contestation.
«Nous n’avons pas réussi à aligner la meilleure équipe pour accompagner Lionel Messi», c’est avec ces mots que le driver du « Tango » a justifié la dérive face aux « Damiers » croates. L’ancien driver du FC Séville et du Chili est venu à la rescousse de sa star avec de l’autoflagellation. Une totale soumission qui en dit long sur la mentalité d’un entraîneur qui n’a d’yeux que pour un seul joueur. Pourtant, autour, il y a du beau monde. On citera les Agüero, Di Maria, Higuain et Dybala sans oublier Icardi (meilleur buteur de la Seria « A » italienne) qu’il n’a pas retenu pour ce Mondial.
A partir du moment où Sampoli avait décidé de tout bâtir sur le natif de Rosario, il encourait le risque de voir s’écrouler l’ « œuvre » plutôt que permettre au gaucher de réaliser ses habituelles fresques footballistique et chefs-d’œuvre. Pourtant, beaucoup savent que Messi et la messe universel le c’est l’amour vache. Lors de la campagne brésilienne, celle la plus aboutie en 3 participations (finaliste), le Barcelonais avait brillé lors du premier tour en marquant un but lors de chaque sortie. En Russie, il est grandement coupable de la sortie de route en ne scorant aucune réalisation en deux rencontres. Quand le créateur est en panne, l’équipe ne peut qu’être à l’arrêt. Terminus.