C’était l’un des derniers championnats de football en activité, il est désormais suspendu. Le Tadjikistan a décidé hier de suspendre les matches en raison de la crise sanitaire liée au coronavirus, même si officiellement, le pays n’a pas encore été touché par le virus.
Le Tadjikistan, officiellement épargné par le nouveau coronavirus et l’un des rares pays du monde où la saison de football était maintenue, a annoncé hier suspendre ses matches, sur fond des craintes liées à la pandémie. Les matches de la ligue tadjike avaient lieu hier, avant d’être suspendus au moins jusqu’au 10 mai, selon un communiqué de la Fédération de football de cette ex-république soviétique d’Asie centrale.
La Fédération «soutient entièrement» la décision du gouvernement de suspendre les évènements sportifs, souligne le communiqué. Les autorités tadjikes, selon lesquelles aucun cas du nouveau coronavirus n’a été officiellement recensé dans le pays, ont ordonné samedi la suspension de tous les évènements sportifs. Elles ont également décidé de fermer les écoles pour deux semaines et de suspendre temporairement l’exportation des céréales.
La saison de football au Tadjikistan a débuté à huis clos le 4 avril, après l’arrêt des grandes ligues européennes face à la pandémie. Le Turkménistan, une autre ex-république soviétique d’Asie centrale, officiellement épargnée par le coronavirus, a repris son championnat le 19 avril, avec du public, après une interruption en mars. Le Bélarus est quant à lui le seul pays d’Europe à poursuivre son championnat de football, avec des spectateurs, malgré le Covid-19 qui a fait 72 morts dans cette ex-république soviétique.