Le recours à l’enseignement à distance dans l’Education nationale à cause de la pandémie du coronavirus continue de faire réagir les acteurs du secteur. Si ce recours s’est avéré incontournable au vu de la propagation du Covid-19, des organisations syndicales du secteur n’hésitent pas à formuler des propositions afin que cette expérience soit une réussite et que l’apprentissage des élèves ne soit pas altéré.

C’est dans ce sens que le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire (Cnapeste) a adressé à la tutelle une plateforme de propositions dans laquelle il a tenté de définir les priorités devant marquer le déroulement du 3e trimestre de l’année en cours.
Le Cnaspeste, s’il considère «prématuré» de débattre des dates d’examens de fin d’année, décline trois priorités dans le registre d’accompagnement des élèves.
La première priorité consiste en un accompagnement sanitaire des élèves, la deuxième priorité évoque un accompagnement psychologique, tandis que le troisième est relatif aux volets scientifique et pédagogique.
Le Cnapeste recommande aussi de livrer des messages d’assurance à destination des élèves pour leur signifier que le recours à l’enseignement à distance constitue «une mesure de soutien et de rattrapage, pas plus».
La même organisation syndicale justifie aussi son refus de s’engager dans la question des examens de fin d’année par la «sérénité» qui a marqué le déroulement des deux premiers trimestres à travers l’ensemble du territoire national.
«Ce qui a permis un volume considérable en matière d’apprentissage et d’acquisition pédagogique», souligne le Cnapeste, qui semble visiblement minimiser, sinon ignorer, l’impact du débrayage qui avait marqué le cycle du primaire pendant plus de deux mois. Sur un autre registre, il a fait état de son appréhension quant au risque de voir apparaître des inégalités éducatives entre les élèves.
Il faut noter que le premier responsable du secteur n’a pas cessé de tenter de rassurer enseignants et parents d’élèves en parlant d’une mouture en élaboration en cas de prorogation de la période du confinement, faisant part d’une «attention et d’un intérêt majeurs pour les classes d’examens».
Le ministre a rappelé, par la même occasion, les mesures prises pour s’adapter à cette situation, des mesures, dit-il, qui «ne peuvent remplacer les cours en classe mais contribuent à garantir le service minimum pour la continuité de l’enseignement au profit des apprenants, à l’instar de ce qui se passe dans tous les pays du monde».
Report des examens de niveau pour les apprenants à distance
Par ailleurs, le ministère de l’Education nationale a fait part hier de sa décision portant le report à une date ultérieure des examens d’attestation de niveau (session 2020) pour les apprenants à distance, initialement prévus le 21 avril en cours
Cette décision s’inscrit dans le cadre des mesures de préventions visant à endiguer la propagation du nouveau Coronavirus, a souligné le ministère de l’Education.
Organisée par l’Office national de l’enseignement et de la formation à distance, cette session ne devrait pas ressembler aux précédentes dans le sens où elle se tiendra dans une conjoncture marquée par le recours à l’enseignement à distance à cause de la pandémie.