En Italie, rien ne va sur le plan sanitaire. La barre dramatique de 10.000 morts à cause du coronavirus a été franchie samedi. La situation est désastreuse et la pandémie semble incontrôlable. Cela menace, plus que jamais, la poursuite des épreuves sportives à court et long terme. Pour le syndicat des joueurs italiens (AIC), la saison 2019-2020 de football « pourrait s’arrêter là ». Cela veut dire que l’annulation peut devenir obligation.

Les voyants de la santé sont au rouge. Tout comme ce de l’avenir de la « Serie A » qui ne reprendra, logiquement, pas de sitôt. D’ailleurs, dimanche, on pouvait lire, dans les colonnes du quotidien « La Repubblica », que Vincenzo Spadafora, le Ministre des Sports, entendait « demander de proroger la suspension pour tout le mois d’avril de toutes les compétitions sportives » non sans juger « irréaliste » une éventuelle reprise fixée au 3 mai prochain.
Le gel dure depuis le 9 mars dernier. Pas de reprise au mois d’avril. Ceci est déjà certitude. Spadafora est conforté dans son plan par Damiano Tommasi, le patron du syndicat des joueurs italiens (AIC), qui reconnait, dans un communiqué, que « les championnats pourraient s’arrêter là. Nous avons un nouvel élément sur la table. Après les paroles du ministre, la préoccupation que les championnats s’arrêtent existe : il faut donc se poser le problème de l’arrêt de la saison d’un point de vue sportif, des contrats. En gros, formel.»
Perte sèche de 720 millions d’euros minimum
Oui, le scénario catastrophique pour le « Clacio » prend forme compte-tenu des données virologiques au pays. Il n’est, pour le moment, pas concevable que le foot reprenne dans des conditions aussi incertaines. Quelles que soient les pertes financières qui pourraient être engendrées dans le cas où ce scénario est acté dans les prochaines semaines.
L’aspect financier sera logiquement enrhumé par cette mesure drastique. Pas de compétition veut dire pas de diffusion, pas de tickets vendus et pas de marketing. Un cocktail explosif qui endommagerait la « Serie A » avec des dégâts qui équivaudraient à 720 millions d’euros. Rien que ça. D’où les nouveaux plans de «sauvetage» prônés par certains comme la Juventus Turin. L’actuel leader du championnat d’Italie, qui ne serait pas sacré si arrêt définitif il y a, s’est accordé avec les joueurs et le staff technique à ne pas verser les 4 mois de salaire si jamais la décision d’arrêter l’épreuve est entérinée. En retour, il y aura des compensations pour l’exercice à venir et un effet rétroactif dans les émoluments. Désormais, la Botte, ne peut plus marcher en arrière. Il lui faudra aller de l’avant. Avec tous les préjudices pour le moins conséquents. n