Le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) campe sur ses positions. Il ne compte pas renoncer à son mouvement de grève. Le syndicat a, en effet, décidé à l’issue de son conseil national extraordinaire tenu mercredi et jeudi dernier à Blida de reconduire sa grève cyclique à partir du deuxième trimestre.

PAR MILINA KOUACI
Les cours du deuxième trimestre risquent d’être perturbés à nouveau. Le syndicat est déterminé à poursuivre la grève cyclique de deux jours par semaine qu’il avait entamée le 2 novembre dernier, à partir du 2e trimestre jusqu’à ce que sa plateforme de revendications soit satisfaite.
Au lendemain d’une réunion de travail tenue avec le ministère de l’Education le 30 novembre dernier, le Conseil national extraordinaire a été convoqué afin d’évaluer le PV de réunion et décider du maintien ou non de la grève cyclique, sachant que le Conseil national a été précédé par des conseils de wilaya tenus mardi, et les assemblées générales tenues le lundi au niveau des établissements scolaires, à travers tout le territoire national. Nonobstant, les enseignants ont jugé que les réponses apportées par la tutelle ont été «peu satisfaisantes et ne répondaient pas aux aspirations des enseignants».
Dans le prolongement de ses actions, le syndicat maintient également sa décision de boycott des activités administratives. Les enseignants affiliés au Cnapeste sont appelés à retenir les notes des élèves ou de s’abstenir de les introduire sur la plateforme numérique de l’enseignant. Le syndicat a également exigé de ses adhérents de retenir les copies d’examens et de ne pas les communiquer à l’administration de l’école. Ces mesures seront accompagnées par des actions de protestation et des rassemblements régionaux devant les directions de l’’éducation.
Sur un autre volet, le syndicat a dénoncé la réaction du ministère quant à son mouvement de grève. Selon le Cnapeste, le ministère de l’Education a eu recours aux ponctions sur les salaires des enseignants grévistes et de la prime de rendement. Le porte-parole du syndicat dénonce ainsi «un acte illégal et provocateur».
Dans un autre contexte, le syndicat a fait part de sa «consternation» quant à ce qu’il a qualifié de «décisions bilatérales prises sans concertation et débat avec le partenaire social», en allusion au réaménagement du calendrier des vacances.
Pour rappel, le syndicat dénonce la baisse du pouvoir d’achat ainsi que la situation sociale des enseignants. Il revendique principalement l’amélioration du pouvoir d’achat, qui connaît une baisse «dangereuse» et sans précédent, ce qui nécessite l’augmentation du salaire de l’enseignant en fonction, de la promotion de son statut matériel et moral, et de lui permettre d’acquérir un confort économique et social. Il revendique le droit de départ à la retraite anticipée, médecine de travail, et le respect des libertés syndicales.