Par Yazid Miloudi
La réunion du Conseil des ministres, présidée par Abdelmadjid Tebboune, de dimanche dernier, 21 novembre, était principalement axée sur deux points, la protection de l’environnement et la transition énergétique. Des sujets d’actualité dans quasiment toutes les régions du monde et qui le resteront, sans aucun doute, pour longtemps encore.
Ainsi, toutes les communes sont tenues d’utiliser l’énergie solaire pour l’éclairage public. Ça touchera les autoroutes et les zones de montagne, par exemple dans les Aurès, l’Ouarsenis et Djurdjura. La décision est évidemment plus que louable et importante, toutefois il y a un hic qui va s’imposer. Il s’agit du temps octroyé aux communes pour mettre en application cette mesure. Trois mois, comme indiqué dans le communiqué final, pour transformer tout l’éclairage public (en énergie solaire) est sans aucun doute une période trop courte. Les moyens sont-ils disponibles ? Il y a également le financement de cette opération qui reste encore floue. Lorsqu’on sait que la quasi majorité des APC n’arrivent pas à assurer les salaires de leurs employés, il est normal de se demander comment va être trouvé l’argent nécessaire à la transformation des éclairages publics. Ce sont quelques-unes des nombreuses questions auxquelles il faudra répondre dès maintenant, puisque le compte à rebours a déjà commencé. Affaire à suivre.
Un autre point mentionné lors de ce Conseil des ministres a attiré l’attention. Celui là ne concerne pas l’aspect environnemental. Il concerne les jeunes de l’Ex-ANSEJ, qui a, depuis pas longtemps, changé de sigle, en devenant l’ANADE (Agence nationale d’appui et de développement à l’entrepreneuriat). L’air est à l’apaisement. C’est en tout cas la première impression à la lecture de la décision prise par le Président de la République. Les jeunes ayant bénéficié de projets dans le cadre des dispositifs de soutien à l’emploi et qui connaissent des difficultés, il a été décidé de leur épargner les poursuites judiciaires. L’approche sera dorénavant purement économique, en optant pour un échéancier de remboursement de leurs dettes. Les intéressés ne pourront qu’être satisfaits.