Le succès est toujours la face immergée de l’iceberg. Derrière la gloire et la réussite, il y a des sacrifices, des moments de doutes, du soutien et beaucoup de décisions fortes à prendre. Avant de devenir le talentueux footballeur qu’il est aujourd’hui, Riyad Mahrez a connu toutes ces épreuves et les a retracées dans une récente interview.

Bien évidemment, c’est dans la rue que fut le commencement. « Mes débuts dans le foot ils ont été un peu comme tous les enfants. Je jouais beaucoup dans la rue, se souvient l’actuel sociétaire de Manchester City. Après, mon père Allah yerahmou m’a inscrit au foot à partir de 5 ans. Et de 5 ans jusqu’à 17 ans je suis rester dans le club de ma ville (AAS Sarcelles NDLR) où j’ai progressé tout en jouant souvent dehors. Il n’y avait pas un jour où je ne jouais pas dehors. Je pense que ça m’a aussi aidé.»
Après quelques années passées dans le club du quartier, l’actuel capitaine de l’EN a décidé de signer à Quimper KFC. Avant cela, il y avait un essai non-concluant en Ecosse. Un épisode duquel s’est souvenu celui qui tapera dans l’œil de la cellule de recrutement du Havre AC plus tard : « J’étais au lycée je devais avoir 17 ans et il y a un agent qui m’avait dit qu’il y avait un essai en Ecosse. J’étais à l’école et l’essai devait dire 1 ou 2 mois. J’ait dû laisser l’école. J’ai demandé à ma mère de me le laisser partir. Au début, elle n’était pas trop d’accord mais je lui ai dit que j’étais obligé d’y aller si je voulais un jour percer dans le foot. Il fallait passer par ces moments là même si l’école c’est très important parce que je ne veux pas donner une mauvaise image aux jeunes à ce sujet. Après, j’avais 17 ans et j’ai dû choisir », retrace-t-il.

« Le foot est un risque »
Par ailleurs, l’auteur du but de la qualification en finale de la CAN-2019 contre le Nigéria a rappelé que « le foot est un risque à prendre et je l’ai pris. Je suis partie en Ecosse en janvier et je suis revenu au mois de mars et j’ai pas reprendre l’école. Du coup, je n’ai pas repris à m’entraîner et rester chez moi tout en promettant à ma mère que ça devrait aller.» La persévérance et l’abnégation ont fini par payer : « J’ai été repéré dans un club en Bretagne qui jouait en CFA à l’époque il s’appelait Quimper. J’ai fait quelques matchs. Le Havre m’a approché après un match contre eux parce qu’ils étaient dans notre poule. Il y avait aussi Rennes, Auxerre et Caen. Le HAC était très intéressé. Je suis allé là-bas faire un essai et ça s’est bien passé. Ils m’ont retenu et j’ai signé là-bas »
C’est de là que tout est parti. Le team havrais, où il a passé 4 années, était un tremplin pour la Premiership (Ligue 2 anglaise) où Leicester City était venu le chercher en 2014. La suite est une accession en Premier League, un surprenant titre de champion avec les Foxes en 2016 et la distinction du meilleur joueur du championnat. Tout était allé très vite pour Mahrez qui reconnait que « Beaucoup de personne ont cru en moi. Je ne saurais pas dire lesquels exactement mais j’en ai beaucoup dans ma tête.»

Croire en soi est « le plus important »
Le Citizen ajoutera un détail important en indiquant que « c’est bien que les gens croient en vous mais le plus important c’est quand tu crois en toi. Après le reste c’est que du bonus. J’ai toujours eu cette confiance en moi que j’allais réussir. Avec l’aide de Dieu je vois que je ne me suis pas trompé. Pour l’instant ça se passe bien.»
Et il ne pensait pas si bien dire puisqu’aujourd’hui, le Sarcellois est champion d’Afrique avec l’Algérie et joue pour l’un des meilleurs club au monde n’ayant pas hésité à le recruter pour 86 millions d’euros: Manchester City.
A ce sujet, il dira : « ma fierté c’est déjà d’avoir pu être footballeur professionnel. Ensuite, d’avoir pu joueur avec l’équipe nationale d’Algérie. C’est quelque chose d’important pour moi. Et bien-sûr tous les titres que j’ai remportés que ce soit collectivement ou individuellement. Quand je joue au foot, j’oublie tout. Le foot c’est ce qui me permet de gagner ma vie. Après, je ne peux pas dire que c’est mon tout parce q’il y a des choses plus importantes dans la vie.» Un rappel qui s’impose et qui lui permet de préserver l’humilité et la constance.