Constatant la non-prise en charge de ses revendications, des mois après que le ministère de la Santé s‘est engagé à le faire, le Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP), à l’issue de son conseil national ordinaire tenu les 12 et 13 décembre derniers à Mostaganem, a adressé une demande d’audience à Mokhtar Hasbellaoui, ministre de la Santé, pour discuter de nombreux points soulevés par le syndicat.

A la tête des revendications du SNPSSP, on retrouve l’installation d‘un comité ad hoc MSPRH/SNPSSP chargé du dossier d’amendement du décret exécutif n°393/09, portant statut particulier du praticien généraliste de la santé publique et du régime indemnitaire, indique le communiqué du syndicat. Aussi, le SNPSSP a réclamé la préservation du droit à un reliquat d’ancienneté dans le grade de principal pour les praticiens médicaux ayant atteint 7 ans d’exercice. Aussi, il a appelé à régler le problème de classification du doctorat de médecine dentaire et de pharmacie, classé à la catégorie 14 de la grille des salaires. Le syndicat n’a pas manqué de soulever l’absence d’un arrêté ministériel organisant la formation complémentaire permettant l’alignement des anciens diplômes sur le doctorat pour les chirurgiens-dentistes et les pharmaciens. En outre, souvent mis à l’écart, le syndicat a décidé, cette fois, de réagir en demandant à la tutelle de lui permettre de proposer des praticiens médicaux généralistes et spécialistes aux différents comités nationaux. Pour finir, il a réclamé la décentralisation dans la gestion administrative de la carrière du praticien spécialiste et
« désyndicalisation » du concours d’accès au grade pour ce corps de la santé publique. Syndicat très actif, le SNPSSP avait demandé auparavant la mise en place d’un haut conseil de la santé, mais aussi, appelé à la suppression du service civil pour les médecins résidents qu’il considère comme une
« injustice »