Le syndicat national des pharmaciens d’officines (Snapo) a exprimé le souhait d’être “impliqué” davantage dans la prise en charge des malades atteints de cancer, à l’occasion d’une rencontre médicale organisée au pôle urbain de Médéa.

Lors d’une journée sur l’oncologie ambulatoire, les délégués des différentes sections nationales de la Snapo ont plaidé pour faciliter l’accès des pharmacies d’officine aux médicaments d’oncologie, utilisés hors hospitalisation.

L’implication des pharmaciens d’officines dans la prise en charge des cancéreux contribue à “atténuer” d’une part, la souffrance de ces malades et à réduire, d’autre part, la pression qui s’exerce sur les établissements hospitaliers, a expliqué à l’APS, la vice-présidente de la section locale du Snapo, Hadjer Bouziane.

“L’intervention des pharmacies d’officines devrait se faire en coordination avec les médecins spécialistes traitants et devraient être considérées comme un partenaire à part entière dans la prise en charge de cancéreux”, a-t-elle expliqué.

Consciente de l’intérêt d’une telle démarche, Hadjer Bouziane a estimé que “le facteur de proximité offre l’avantage aux pharmacies d’officines d’assurer une continuité des soins en ambulatoire pour les patients qui résident loin des établissements hospitaliers où ils doivent s’approvisionner en médicaments”.

Le but recherché, c’est de rendre plus accessible ces médicaments, notamment pour les patients qui vivent dans les zones enclavées, réduire les déplacements des malades et garantir, à travers la disponibilité des médicaments au niveau des officines, le suivi du traitement prescrit par le médecin, a-t-elle fait savoir.