Par Sihem Bounabi
Au lendemain de la clôture du Séminaire national sur la modernisation du système de santé, le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo) a exprimé, hier, «sa déception» et «son indignation» suite aux modifications des recommandations dégagées de l’atelier «Médicaments et équipements de santé» auquel des membres du Snapo ainsi que ceux du Conseil de l’ordre national des pharmaciens ont participé aux côtés de représentants du ministère de la Santé, de la Pharmacie centrale ainsi que des directions de la santé publique.
A ce sujet, le président du Snapo, Messaoud Belambri, souligne que «les travaux de la première journée du 8 janvier se sont bien passés de manière générale au niveau des ateliers, notamment à l’atelier auquel nous avons participé, marqué par la participation de tous les spécialistes du secteur qui sont sortis avec une quinzaine de recommandations qui ont été retenues à l’unanimité de manière ferme et discutée». Il enchaîne que, finalement, à la lecture de ces recommandations devant le gouvernement et le Président de la République, nous avons été surpris de la modification des recommandations pourtant adoptées à l’unanimité. On ne comprend pas comment ces modifications ont été opérées et par qui ? », ajoute-t-il.
Face à cette situation, il tient à exprimer l’indignation de son syndicat face à de telles pratiques notamment concernant les points de recommandations qui préconisent «des changement fondamentaux dans la réglementation qui touchent à la profession et qui ont été lues au gouvernement et au Président», affirmant que «cela n’a pas fait l’objet de discussions lors de cet atelier».
Il estime que les appréhensions que «nous avons exprimées lors de la conférence de presse commune avec le Conseil national de l’ordre des pharmaciens, où nous avons alerté sur la nécessité de préserver et de respecter la réglementation concernant le statut des officines, se sont avérées justes». Ajoutant : «Pourtant nous avons fait preuve de bonne foi en assistant aux assises.» Le président du Snapo confie que d’autres ateliers ont subi la même chose et que de tels agissements qui ne sont pas professionnels «discréditent ce séminaire».
Tout en dénonçant la recommandation qui préconise la révision de la réglementation de l’exercice officinal notamment en matière d’installation et de transfert, Messaoud Belambri tient, encore une fois, à exprimer son indignation sur cette «façon de faire» qui est «de rassembler des délégués venant de toute l’Algérie pour travailler toute la journée dans un atelier et que les recommandations soient modifiées en lecture plénière devant le gouvernement et le Président de la République» Face à cet amer constat, il annonce une réunion des bureaux nationaux du Snapo, demain mercredi, et ceux du Conseil national, jeudi prochain, en coordination avec le Conseil de l’ordre des pharmaciens pour voir les actions qui seront menées pour réagir à cette manœuvre «dangereuse pour la profession».