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La Confédération africaine de football (CAF) restera au Caire (Egypte) pour les 10 prochaines années. En effet, le contrat d’hébergement entre l’instance confédérale et les autorités locales a été prolongé jusqu’en 2030 et ce après 4 années de négociations. Les dernières révélations qui font état d’affaires scabreuses dans la gestion de la structure footballistique majeure en Afrique n’ont pas dissuadé les responsables en Egypte d’offrir un nouveau bail à la CAF sur ses terres. Le cabinet du Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouly, a même annoncé que « la convention comporte également un ensemble de concessions fiscales et douanières qui seront mises en place » en plus de reconnaître la CAF comme « une personnalité juridique internationale en tant qu’Organisation non-gouvernementale internationale.»
Tourmente et avantages diplomatiques
Ainsi, l’institution que gère Ahmad Ahmad, qui se trouverait, avec ses collaborateurs, dans le viseur du patron de la FIFA Gianni Infantino, ne pouvait que se réjouir de l’aboutissement des tractations : « aux termes de cet accord, la CAF bénéficiera de plusieurs avantages, immunités et privilèges similaires à ceux accordés aux membres des organisations internationales et des missions diplomatiques », a noté la CAF dans un communiqué.
Une sorte de bouclier pour Hany Abo Rida et les autres personnalités influentes de la CAF alors qu’ils peuvent faire l’objet de poursuites pour des malversations financières au sein de l’instance. Notamment en ce qui concerne la subvention de 51 millions de dollars accordés par la FIFA, entre 2015 et 2018. Pour rappel, 24 millions de cette enveloppe sont sans traçabilité après l’audit réalisée par Fatima Samoura, secrétaire Générale de la FIFA.
M.T.