Le Syndicat national des aides-soignants (Snas) devrait observer aujourd’hui une grève générale, une action décidée afin de faire entendre leurs voix et obtenir la satisfaction de leurs revendications socioprofessionnelles.
Cette action présente manifestement la particularité d’intervenir au moment où les établissements de la santé publique sont soumis à une pression parfois intenable à cause du rebond des cas de contaminations à la Covid-19. D’où l’insistance du Snas à réitérer son engagement à assurer le service minimum pour ne pas pénaliser davantage les patients qui se comptent par plusieurs dizaines dans certains cas.
Et si le préavis de grève ne date pas d’hier, le Snas a jugé opportun de rappeler, jeudi dernier, les revendications contenues dans une précédente déclaration diffusée et portée à la connaissance du grand public à partir du 15 juin dernier. Le Snas, qui reproche, pour la forme, à la tutelle de « se murer dans le silence » et ne « s’est pas mobilisé » pour répondre aux protestataires bien que les travailleurs ont observé des sit-in de protestations, les 25 juin et le 02 juillet, dans l’enceinte des hôpitaux où des militants du même syndicat exercent.
Depuis quelques semaines, d’ailleurs, les structures de santé vivent au rythme de sit-in de protestations.
Les aides-soignants demandent, selon les termes de leur plateforme de revendications, «la révision » et l’aménagement du statut de la profession d’aide-soignant. Ils réclament également «l’instauration d’un système de formation périodique et de promotion au profit de l’ensemble des aides-soignants à travers le territoire national. Aussi, ces derniers exigent l’amélioration de leur niveau de formation et de définir avec précision les tâches de cette catégorie de travailleurs, la révision de la grille des salaires et l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs algériens. Le syndicat réclame également de classer la profession d’aide-soignant dans la catégorie des métiers à haute pénibilité ; nomenclature, qui permet le départ en retraite à partir de l’âge de 50 ans pour les femmes et de 55 pour les hommes, figure également dans la plateforme de revendications.
Comme il demande la révision de la prime de zone du Sud et de la généraliser à tous les corps médicaux et paramédicaux…
Dans une déclaration récente à Reporters, le vice-président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), Dr. Chibane Nawfel, impute la responsabilité du malaise qu’éprouve les travailleurs du secteur de la santé à la « gestion » des directeurs d’hôpitaux qui « n’accomplissent pas leurs missions » tel que l’exige la réglementation. Il appelle, dans ce sens, au « limogeage » des directeurs de structures hospitalières qui n’honorent pas leurs fonctions et engagements et de garder ceux qui accomplissent avec dévouement leur devoir.