Par Mohamed Touileb
Pour sa conférence d’après-match face à la Guinée équatoriale, Djamel Belmadi est resté lucide. Il savait que la situation à inverser était plus que jamais compliquée. Mais il a semblé croire en la capacité de son commando à s’extirper de cette situation délicate.
La première explication du sélectionneur était qu’ «On ne peut pas toujours avoir des raisons rationnelles pour expliquer une défaite dans le football. On domine outrageusement notre match pour finir avec zéro point et zéro but. On pourra palabrer et tenter d’expliquer cela pendant des heures, mais on n’y arrivera pas».
Pour lui, «le pire c’est qu’on encaisse un but sur corner alors que le ballon n’est même pas allé dans les aires. Mais que voulez-vous ? On est dans le dur, on est dans la difficulté après une longue période de vaches pleines».
Par ailleurs, le coach des «Verts» a évoqué la désillusion de ses troupes après la fin de la série d’invincibilité qui durait depuis 3 ans. C’était un facteur de motivation important pour lui et ses joueurs. Et le fait qu’il n’y ait plus le statut d’invincibles à défendre peut affecter. «J’ai trouvé mes joueurs peinés, frustrés et presque abattus à la fin du match. Je leur ai dit que je suis plus peiné pour eux et pour notre pays après que notre série de 3 ans de travail ait pu s’arrêter de manière soudaine face à la Guinée équatoriale, avec tout le respect que je dois à cette équipe. Mais ça fait mal», a révélé Belmadi manifestement groggy par ce revers inattendu et préjudiciable.

«On n’abandonnera pas»
En tout cas, Belmadi ne s’est pas débiné en assurant prendre «très largement la responsabilité de cette défaite». À ses yeux, la donne est claire : «Tant qu’on n’est pas morts, il y a toujours de l’espoir.
J’ai rappelé à mes joueurs qu’en 2018, nous étions 71es ou 72es au classement FIFA et que nous avions même entamé notre campagne de qualifications de la CAN 2019 avec une défaite face au Bénin. Mais nous avons non seulement réussi à l’époque à nous qualifier en Égypte mais également à remporter le trophée et d’enchaîner par une formidable série d’invincibilité», rappelle-t-il. En dernier lieu, il notera qu’«il n’y a pas plus difficile que ça.
Certes, l’équipe est dans le doute, surtout après 3 ans de travail intense. Mais face à la Côte d’Ivoire qui est une grosse équipe, on ne s’avouera pas vaincus». La réaction est attendue par tous.