Le sélectionneur en chef de l’équipe nationale algérienne, Rabah Madjer, boude toujours la presse algérienne, mais accorde bien des entretiens aux journalistes des organes étrangers. C’était le cas jeudi, avec notre confrère du site sportif  Goal.

Et en exclusivité s’il vous plaît ! Pis encore, Madjer pousse le bouchon jusqu’à qualifier les journalistes algériens de «perturbateurs». «Au public algérien, je dis aide-nous et n’écoute pas les perturbateurs», a notamment déclaré le coach principal des Verts.
Revenant sur les deux matchs amicaux face à la Tanzanie (4-1) à domicile et contre L’Iran (1-2) à Graz en Autriche, Rabah Madjer insiste toujours sur son bilan qu’il juge «très positif» avec 4 victoires, dont une sur tapis vert contre le Nigeria et une défaite. «Avant l’Iran, on a joué 4 matches et il y a eu 4 victoires. C’est vraiment un très bon départ eu égard au peu de temps dont on disposait», déclare-t-il avant d’ajouter qu’«on a vu l’évolution et les progrès de cette équipe nationale. J’ai donné l’opportunité à de nombreux joueurs de montrer de quoi ils sont capables». Et commentant la défaite face à l’Iran, Madjer, estime que «contre un mondialiste cela reste un très bon test pour notre sélection. On a fourni beaucoup d’efforts face à une équipe qui a beaucoup d’automatismes et dont les joueurs évoluent ensemble depuis sept ans. Alors que  moi je ne suis à la tête de la mienne que depuis cinq mois».
Madjer reconnaît au passage qu’«il y a eu d’erreurs monumentales sur les deux buts qu’ils nous ont mis en début de match. Mais j’ai tout de suite changé de système. On a ensuite marqué un but (…). Un nul aurait été plus logique à la fin, mais on a malheureusement payé cash nos erreurs». Mais, là, le driver de l’EN oublie de reconnaître également son «erreur professionnelle» de changer le système de jeu à une équipe dont il insiste à dire qu’elle est en «construction». De plus, le sélectionneur des Verts évoque toujours les matchs gagnés, sans préciser que ce fut devant des «équipes» bien modestes. Mais, devant une sélection mondialiste «moyenne», il a complétement raté sa mission. Et c’est à se demander pourquoi n’a-t-il pas changé de système lors des premiers matchs devant des sélections modestes attendant de jouer l’Iran pour le faire ? On attend, à partir de ce moment, de voir ce qu’il va faire contre le Portugal d’un certain Cristiano Ronaldo avec cette sélection en «construction» et surtout avec des joueurs qui se sont rebellés?

Quand Madjer minimise la colère des joueurs !
D’aucuns ont bien remarqué de visu les réactions «négatives» des joueurs dont Bentaleb et surtout Mahrez, sans oublier les autres qui ont «caché» leurs mécontentement de leurs représailles. Mais à la question de savoir l’ambiance au sein du groupe de l’EN, en particulier ces tensions dans le vestiaire, le sélectionneur  Rabah Madjer n’a pas trouvé mieux que de «mentir». «C’est tout le contraire de ce qui a été dit à droite ou à gauche, dit-il avant de s’exclamer que vraiment, c’est incroyable (ce qui se dit, ndlr) ! Il y a une très bonne ambiance dans le vestiaire et entre les joueurs. Je vous le confirme. C’est ça la force de notre sélection et c’est pour ça qu’on a gagné des matches. On est sur le bon chemin et j’espère que cela continuera comme ça». Evoquant les prestations des nouveaux joueurs, Benmoussa, Mellali et Abid, Madjer juge qu’«elles ont été très bonnes. Je suis très content de leur comportement. Il ne faut pas oublier qu’il y a quelque temps, il n’y avait aucun joueur local dans cette sélection. Je leur ai donné l’envie de travailler et de revenir. Ces joueurs-là et aussi ceux qui sont de l’autre côté, nous formons une famille. Et il y a une très belle ambiance. Et nous continuerons à travailler jusqu’à ce qu’on arrive à nos objectifs.» . Sans commentaire !

Madjer ne veut pas de presse pour avoir la paix !
Le patron des Fennecs s’est ensuite étalé sur un autre sujet, à savoir la presse nationale qu’il boude toujours alors qu’il répond aux sollicitations des journalistes étrangers. «Je le répète, nous continuerons à travailler. Nous le faisons d’ailleurs en ce moment et alors que les conditions sont difficiles. Vous avez certainement dû voir la campagne médiatique qui est menée contre les joueurs et moi-même. Mais, on ne prête pas attention à ça. L’essentiel, c’est l’équipe nationale…», déclare-t-il. A la question de savoir pourquoi il n’anime pas de conférence de presse, Madjer répond que c’est pour «avoir une petite tranquillité. J’ai des assistants, qui peuvent aller en conférence de presse. Et vous savez très bien que rien ne m’oblige d’aller en conférence de presse quand il y a un match amical». Et au sélectionneur des «Guerrier du Sahara» d’ajouter une couche en indiquant que «je n’ai jamais refusé de rendez-vous avec la presse avant, mais je veux rester tranquille dans ma tête. Pour mieux réfléchir à ce que je dois faire.»

Je fais la pluie et le beau temps
Pour lui, il faut que la presse Dz «sache une chose : à chaque fois qu’il y a une zone mixte avec les joueurs, c’est moi qui autorise la venue de la presse. Et personne d’autre ! Dernièrement, elle est venue à Sidi-Moussa (le Centre technique national), et c’est moi qui ai autorisé les journalistes à entrer. J’ai donné mon accord pour que la presse soit présente et rencontre les joueurs. Et lors du match contre la Tanzanie, c’est aussi moi qui ai autorisé mon assistant et certains joueurs à venir s’exprimer. Il faut que les gens sachent aussi qu’avant et après le match contre l’Iran, c’est moi qui ai autorisé la zone mixte pour les joueurs et alors que certains d’entre eux n’étaient pas d’accord. Vous voyez ce que je fais pour aider la presse. Mais, malheureusement, on veut me mettre l’étiquette que je refuse la presse algérienne. Vraiment, c’est incroyable ce qui se passe actuellement». Quand on lit ce genre de «bêtises»  et les «illusions» d’aider la presse à faire son travail, on a l’impression qu’il vit dans un autre monde !
Comme si la presse n’avait vraiment strictement aucun droit de faire, d’être là où il se trouve. Pendant ce temps, Madjer se targue même d’accepter toutes les demandes des journalistes étrangers.
Dès lors pourquoi demander au peuple algérien et aux journalistes algériens de l’aider dans sa mission ? Il n’a qu’à le demander aux journalistes étrangers dans ce cas là…