Si Kheireddine Zetchi, président de la Fédération algérienne de football (FAF), a laissé entendre qu’il ne briguera pas un second mandat, de nouveaux indices portent à croire qu’il gouvernera au siège de Dely Ibrahim pour 4 autres années à compter de mars prochain. Le point de basculement était cette visite, effectué le 11 novembre dernier, des représentants du gouvernement, à savoir Abdelaziz Djerad (Premier ministre) et Sid-Ali Khaldi (ministre de la Jeunesse et des Sports), au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa. C’était avant le match Algérie – Zimbabwe comptant pour la 3e journée des Eliminatoires de la CAN-2021. Et Djamel Belmadi, sélectionneur de l’équipe nationale, en a profité pour plaider la cause du patron de la FAF.

L’aura qu’a Djamel Belmadi depuis qu’il a emmené les « Fennecs » vers la consécration lors de la Coupe d’Afrique des nations 2019 en Egypte rend son avis sur l’environnement autour de la sélection très important. Si les équipes de jeunes n’ont pas franchement brillé lors du quadriennat de Zetchi, avec notamment cette nouvelle humiliation des U20 lors du tournoi de l’UNAF-2020 en Tunisie, les « A » ont pu redresser la barre après un début de mandat calamiteux. Inutile de rappeler les passages calamiteux de Lucas Alcaraz et Rabah Madjer aux rênes de la barre technique.

Une question de « stabilité »
La désignation de Belmadi comme driver a certainement était salvatrice pour Zetchi qui était dangereusement parti pour emmener l’EN droit dans le mur. Cette campagne idyllique sur les terres égyptiennes ressemble à un totem d’immunité pour le boss de l’instance fédérale. D’autant plus qu’il a donné carte blanche à Djamel Belmadi pour manager les « Verts ».
Ce dernier sent qu’il travaille dans une atmosphère sereine. Loin de la médiocrité dans laquelle est noyée la balle ronde locale. En tout cas, à l’approche de grandes échéances pour les champions d’Afrique, notamment les éliminatoires, qui débutent en juin prochain, de la Coupe du Monde 2022 au Qatar, Belmadi souhaite avoir Zetchi comme collaborateur. « La stabilité est bénéfique à tous les niveaux », a glissé l’ancien coach d’Al-Duhail à Sid-Ali Khaldi. Une manière assez directe pour lui signifier que Zetchi doit rester aux commandes de la structure footballistique principale du pays à l’issue des élections programmé pour mars 2021.

Fusible sensible
Ainsi, le successeur de Mohamed Raouraoua, bien que « parachuté » par les anciens décideurs au sommet de l’Etat, devrait avoir la bénédiction du département étatique pour qu’il reste vissé sur son trône. En tout cas, il y a une déclaration récente de Khaldi qui laisserait penser qu’il y a une forme de « réchauffement » entre les deux camps. Et elle concerne la candidature de Zetchi pour un poste au Comité exécutif de la FIFA.
A ce sujet, Khalid a affirmé que « le MJS soutient par principe toute candidature algérienne aux instances sportives internationales. Nous encourageons les fédérations nationales à se porter candidates pour défendre les intérêts de l’Algérie. C’est tout à fait logique que la tutelle soutienne et appuie la candidature de Zetchi. Nous allons mobiliser tous nos canaux diplomatiques. Nous considérons que la diplomatie sportive est l’une des bras de la diplomatie officielle algérienne pour la défense des intérêts de notre patrie.» Si l’on lit entre les lignes, on comprendra que les Autorités ne veulent prendre aucun risque pour opérer un changement à la tête de la FAF au risque de plomber la cadence d’ « El-Khadra ». Sacré joker pour Zetchi.