Lors de la CAN-2019, Djamel Belmadi a joué avec Adlène Guedioura en sentinelle derrière Ismaël Bennacer. Son choix a été payant puisque l’Algérie a décroché le trophée. Ne voulant pas être trop prévisible, le sélectionneur national expérimente d’autres schémas. Contre la Zambie, il a essayé de mettre en place un dispositif avec un double-pivot qu’ont composé Guedioura et Mehdi Abeid. Le driver de l’EN essaye d’optimiser la souplesse tactique de l’EN afin de s’adapter à un maximum de situations dans l’avenir.

Par Mohamed Touileb
La sortie à Lusaka était une répétition grandeur nature pour le déplacement au Burkina Faso en juin prochain aux yeux de Belmadi. Il l’a d’ailleurs indiqué avant de monter dans l’avion vers la Zambie. « C’est un match important. C’est un scénario qui me convient, dans la mesure où dans deux mois nous allons nous déplacer au Burkina Faso, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde 2022. J’aime bien ce genre de défi : voyager en Afrique contre une sélection qui joue sa qualification, elle va certainement se donner à fond. Des circonstances difficiles qu’on va retrouver dans les qualifications du Mondial, il faut se préparer à ça », s’est projeté le driver des Verts.

4-4-2 et 4-3-3 hybrides
Pour affronter les Chipolopolos, l’ancien coach d’Al-Duhail (Qatar) a opté pour un 4-4-2 (4-2-2-2 plus exactement) au lieu de l’habituel 4-3-3 hybride réparti en 4-1-2-2-1 avec une sentinelle. En partant du principe que ce Zambie – Algérie était un match préparatoire pour les éliminatoires du Mondial 2022, il a tenté cette répartition qui n’a pas donné la pleine satisfaction. Surtout avec une équipe ayant connu un large remaniement en raison de suspension et de défections.
On ne sait pas si cette prestation avec nombreuses imperfections dissuadera Belmadi de recourir à cette stratégie prochainement. Toutefois, son effectif renferme des individualités avec des styles de jeux différents. A l’instar d’un Farid Boulaya très efficace en 10 derrière les attaquants tout comme Saïd Benrahma. Avec l’un d’eux, l’exploitation optimale des forces de ces deux Fennecs nécessite d’évoluer dans un 4-4-2.
Si Belmadi recourt à l’un d’eux, cela implique la mutation vers le 4-4-2 en losange ou un 4-2-3-1. Dans ce cas, il pourrait jouer avec une sentinelle devant la défense en plus de deux milieux offensifs qui se replient en défense et qui se projettent sur les ailes sur les attaques.

Bennacer – Zerrouki – Boudaoui en cœur du projet
En outre, l’arrivée de Ramiz Zerrouki pourrait aussi donner d’autres idées au premier responsable de la barre technique d’El-Khadra avec un partenariat dans l’entre-jeu au côté d’Ismaël Bennacer. C’est pour cette raison qu’il aurait essayé cette variante qui semble convenir dans sa conception de l’avenir. D’autant plus qu’à bientôt 36 ans, Guedioura ne présente plus les mêmes garanties physiques qu’il y 20 mois en Egypte. Pour l’explication contre le Botswana lundi, il n’est pas à écarter qu’il rejoue avec le même système en alignant le duo Zerrouki – Bennacer.
Et ce, en attendant aussi le retour de Hicham Boudaoui qui donne l’impression d’avoir gagné des galons footballistiques avec l’OGC Nice (Ligue 1 Uber Eats). Le natif de Béchar peut, lui aussi, ajouter une plus-value dans le cœur du jeu.
Somme toute, Belmadi ne veut pas que son équipe soit prévisible à l’approche de batailles importantes et le sacré enjeu qui consiste à qualifier l’Algérie pour la 5e Coupe du Monde de son histoire. Cela passera par la mise en place d’un plan footballistique le plus infaillible possible. Sachant qu’il y a énormément de talent sur le papier, l’architecte du 2e couronnement continental de l’Algérie devrait construire quelque chose de solide.