Par Mohamed Touileb
Dans une interview accordée au quotidien « Le Monde » après la qualification du Sénégal, champion d’Afrique 2021, en Coupe du Monde 2022, le sélectionneur Aliou Cissé a pu répondre à plusieurs questions. L’une d’elles portait sur l’arbitrage en Afrique. Et on peut clairement voir que le coach des « Lions de la Téranga » est du même avis que son homologue algérien Djamel Belmadi. Ainsi, Cissé n’a pas pu passer à côté du fait que l’arbitrage en Afrique ne soit pas le plus impartial possible. Il estime que cela peut parfois aller jusqu’à priver des équipes d’une victoire et fausser le cours d’un match. En exemple, on pourrait citer le Sénégal face à l’Afrique du Sud dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 2018. La partie a finalement été rejouée sur décision du Tribunal arbitral du Sport (TAS) de Lausanne (Suisse). Et ce après que le referee de la partie avait sifflé un pénalty généreux pour les Sud-Africains. Au final, il s’est avéré que le directeur du jeu avait des liens directs avec des sites de paris en ligne et qu’il a fait en sorte de siffler un pénalty et que la partie se solde par le score de 1 but à 0. C’est pour dire que le vice peut aller très loin.

Même les « bons arbitres sont décevants »
Par ailleurs, il y a eu le cas de l’Algérie dirigée par Djamel Belmadi qui a fait une mauvaise expérience. Plusieurs fois, le sélectionneur des « Fennecs » a relevé des décisions tendancieuses qui plombaient ses protégés à chaque fois. La dernière en date était celles prises par Bakary Gassama lors du crucial Algérie – Cameroun au stade Mustapha Tchaker (Blida) mardi dernier. Et il faut dire qu’Aliou Cissé en est du même avis sur les approximations et les messes basses des hommes en noir sur le plan continental. « Djamel Belmadi en parle souvent, je le comprends parce que je le vis, comme d’autres entraîneurs. Ces problèmes d’arbitrage ont des conséquences sur notre niveau de jeu », estime-t-il non sans ajouter que « l’arbitrage est un scandale sur le continent africain. On ne sait pas le gérer. Même ceux qui sont considérés comme de bons arbitres sont décevants ». Comme quoi, il n’y pas de victimisation de la part du chef de la barre technique d’« El-khadra » comme certains détracteurs le laissaient entendre souvent quand l’entraîneur de l’EN s’en plaignait. n