Par Mohamed Touileb
Le sélectionneur du Burkina Faso, Kamou Malo, sait que la rencontre de la 6e journée des éliminatoires du Mondial 2022 face à l’Algérie au stade Mustapha Tchaker s’annonce capitale. Après le nul décroché (1-1) à Marrakech, il nourrit naturellement des espoirs pour terminer premier du groupe face à une EN qui «a manqué d’humilité» envers les Étalons en septembre dernier au Maroc.
Dans une déclaration faite à la chaîne burkinabè BF1, le premier responsable de la barre technique du Burkina Faso a assuré qu’il a «toujours été serein, je ne vois pas pourquoi je dois trembler devant l’Algérie, ils peuvent avoir plus d’arguments que nous, mais le match se jouera sur la vérité du jour du match et du terrain.»
Par ailleurs, évoquant la première explication entre les deux sélections le 07 septembre écoulé, il a estimé qu’«il y avait un manque d’humilité envers nous, ils croyaient qu’ils allaient nous marcher dessus. Après un nul on est mécontents, on porte plainte contre les arbitres, tout cela est un manque d’humilité et un manque de respect pour nous.» L’allusion est faite aux propos de Djamel Belmadi qui avait jugé l’arbitrage de Joshua Bondo (Botswana) très moyen.

Tenir tête à l’Algérie «est un aboutissement»
Néanmoins, il faut dire que les camarades d’Abdoul Tapsoba, auteur du but égalisateur à l’»aller», avaient donné du fil à retorde aux Fennecs. Naturellement, Malo se met à croire à la possibilité de poser des problèmes aux Verts à Tchaker et se qualifier pour la Coupe du Monde au Qatar. «C’est pour ça que je dis qu’il faut travailler pour mettre la pression sur notre groupe. Laissons les Algériens dans leur confort, je préfère voir le match du Niger car c’est ce match qui va nous amener vers ce match contre l’Algérie. Si je gagne je serais à 13 points, et à égalité avec l’Algérie», se projette le technicien de 58 ans.
Pour Malo, «tenir tête à cette équipe algérienne est lui-même un aboutissement. Mais si on avait gagné j’aurais dit que c’est le match le plus abouti. Nous pension avec les garçons, qu’aller au Qatar nous le dirons pas au micro, il faut prouver qu’on a envie d’y aller». Concernant la prochaine empoignade avec El-Khadra, il dit préférer « jouer mal et gagner en Algérie» non sans souligner que «La presse algérienne publie des déclarations de moi parues ici chez nous, pour rendre mon entrée de ce match retour difficile. Il ne faut pas qu’on s’expose. Ils nous suivent ces Algériens, parler trop de ce match c’est donner des informations». Comme Malo l’a bien souligné, les débats se feront sur le rectangle de vérité. n