Ainsi, Rabah Madjer estime que « ce qui se passe sur Facebook ne sont que des paroles de gens qui sont contre nous et qui veulent déstabiliser l’équipe nationale.

C’est une campagne féroce qui a fait du mal à ma famille. Les utilisateurs de Facebook sont pris en otages par des personnes qui nous insultent et ne cessent de nous déstabiliser. Mais, El Hamdou Lil’Allah, déclare Madjer, ma popularité est très grande et mes résultats avec l’équipe nationale sont bons ».  Là, il faut peut-être faire remarquer que l’ex-international de Porto confond sa « popularité » en tant qu’ancien international, où tous les Algériens reconnaissent ses talents, alors qu’en qualité de sélectionneur, les avis sont partagés et il y a beaucoup plus de « contre » que de « pour » son mérite d’être sélectionneur des Verts. Par ailleurs, et à propos de son expression « Allo Porto », faisant allusion à la possibilité d’avoir Brahimi au sein des Verts, s’il en avait besoin, par simple coup de téléphone aux responsables de l’équipe portugaise, qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux, Rabah Madjer déclare : « Je prends cette remarque du bon côté et je rigole lorsqu’on me la rappelle. »

Retour sur le « taisez-vous ! » contre Djebbour
Rabah Madjer s’est exprimé sur son fameux « taisez-vous ! » lancé au journaliste de la Chaîne III de la Radio nationale, Maâmer Djebbour, lors de la conférence de presse de l’après-match Algérie-Centrafrique, le 14 novembre dernier à Alger. Rabah Madjer explique que « c’est la première fois que j’évoque ce sujet sur une chaîne TV. J’ai eu cette réaction car, la veille du match contre la Centrafrique, je l’ai vu sur une chaîne TV privée parler d’une manière très mauvaise sur le sélectionneur de l’équipe nationale et sur la sélection nationale également. Il voulait inciter le public du stade 5-Juillet à la révolte. Et c’est ce qui s’est passé le lendemain puisque le public du 5-Juillet a sifflé la sélection dès l’entrée des joueurs sur la pelouse. J’estime que ses déclarations étaient dangereuses. Il fallait être avec la sélection algérienne et la soutenir et non le contraire ».

Madjer égratigne Mahrez
Parlant de Mahrez, considéré par les fans des Verts comme l’un des piliers de la sélection algérienne, Rabah Madjer n’a pas hésité à déclarer : « Mahrez était bon avant. Aujourd’hui, il n’affiche pas le même niveau. Avant on l’a encouragé en disant qu’il était le meilleur et qu’il mérite le Ballon d’or, mais, aujourd’hui, il traverse avec son équipe une mauvaise passe. » Et là, il fallait donc l’aider pour passer cette période difficile et l’encourager pour garder sa forme et non le « lyncher » de cette manière. Car, cette déclaration voudrait simplement dire que Madjer ne voulait plus de Mahrez en sélection algérienne…
A une question relative aux joueurs blessés que le sélectionneur convoque avec les Verts, Madjer dira : « Slimani, je l’ai convoqué contre l’Iran contre qui il a joué quelques minutes. Et j’avais donc besoin de lui pour l’ambiance au sein de l’équipe. Si, par exemple, demain Mahrez serait blessé, je le convoquerais aussi. Brahimi également pour ce qu’ils peuvent apporter comme ambiance au groupe. »

Critères de sélection : le paradoxe
Rabah Madjer a répondu à la question relative à la non-convocation de certains joueurs, qui sont titulaires dans leurs clubs, qu’il n’a pas convoqués en sélection. « Je respecte ce qui se dit à propos des joueurs Feghouli, M’bolhi ou Boudebouz. On est un staff technique qui travaille pour l’intérêt de l’équipe nationale et non pour l’intérêt d’une personne ou des joueurs. Boudebouz et Belfodil jouent avec leurs clubs, certes, mais je n’ai pas dit qu’ils ne rentrent pas dans mes choix. J’ai simplement dit que l’Equipe nationale est ouverte à tous. M’bolhi et Feghouli ont donné beaucoup à l’équipe nationale, mais nous, on doit voir d’autres joueurs… », s’est-il défendu. D’autre part, et à propos de Taider qui n’a pas été tendre envers le sélectionneur des Verts, Madjer a fait savoir qu’« il vienne en sélection ou pas n’est pas mon problème. Ce qui s’est passé fait partie du passé. Maintenant, mon souci est quels sont les joueurs qui pourront être convoqués demain en sélection. Et on y travaille avec le staff technique ».

On n’a peur d’aucune sélection
A propos du prochain match amical contre le Portugal de Cristiano Ronaldo et le risque pris par Madjer en programmant cette joute, Madjer déclare, sans hésiter : « Je prends bien mes responsabilités. Car je n’ai peur d’aucune équipe et d’aucune sélection. Ce qui m’intéresse c’est de bien préparer mon équipe. »

La CAN, je la veux !
Madjer cite la nouvelle génération en déclarant, entre autres, que « si on n’arrache pas la Coupe d’Afrique avec cette génération, je ne vois pas quand est-ce qu’on pourrait le faire ! Il faut donc aider cette nouvelle génération pour qu’elle puisse montrer ce dont elle est capable et, pourquoi pas, ramener cette Coupe d’Afrique », a conclu le sélectionneur des Verts dans cette interview livrée à Ennahar.
Une autre manière de se dérober au lieu d’organiser une conférence de presse au moment où la sélection algérienne des locaux a débuté son stage vendredi dernier pour préparer son match amical contre l’Arabie Saoudite mercredi prochain en Espagne.