Pas moins de 70 auteurs et de 28 maisons d’édition prendront part à la cinquième édition du Salon du Livre de Boudjima, devenu un rendez-vous annuel incontournable pour les amateurs des lettres algériennes.

Ainsi, du 19 au 21 avril à la bibliothèque communale Mohia, ce salon prévoit une exposition-vente de livres, quatre conférences, deux tables rondes – dont une en hommage à Noureddine Saâdi –, cinq rencontres avec des auteurs, ainsi que des ateliers.
La littérature amazighe («sujet de nombreuses interventions») et plus généralement la littérature algérienne sera à l’honneur, lors de la cinquième édition du Salon du Livre de Boudjima, organisée par l’APC de cette commune de la wilaya de Tizi Ouzou et les associations Lyra, Anza, ACABM, Un livre-Une vie, LACD et d’autres partenaires, et qui se tiendra du 19 au 21 avril à la bibliothèque communale Mohia. Pas moins de 70 auteurs (dont Rachid Boudjedra, Amin Zaoui, Lynda Chouiten, Amina Mekahli, Arezki Metref, Slimane Zeghidour, Fatima Bakhaï, Abdelmadjid Merdaci, Youcef Tounsi, Youcef Merahi, Habib Tengour…), et de 28 maisons d’édition (dont Anep, Apic, Barzakh, Dalimen, El Kalima, Frantz Fanon, Casbah, Koukou, Tafat, Z-Link…) prendront part à cet événement devenu incontournable pour les amateurs des belles lettres algériennes. Le Salon du Livre de Boudjima est «une manifestation majeure riche et lumineuse pour la région», écrit Assia Yacine dans un «Préambule» figurant sur le dépliant du Salon qui, selon elle toujours, remet «le livre, la lecture et plus largement le savoir au cœur des préoccupations de la population». Et d’ajouter : «Cet événement propose à un large public, jeune et adulte, de découvrir la richesse de la création littéraire. Il permet aussi des rencontres avec les auteurs et offre aux professionnels de la chaîne du livre et au public une occasion de découvertes, d’échanges et de débats». Au programme de cet événement, des stands d’exposition de livres et des ventes dédicaces, tous les jours de 9h à 17h. Le public (jeunes et adultes) sera convié à prendre part à des ateliers (tous les jours de 10h à 16h) portant sur la création artistique, le conte, la Récup’Art, l’écriture et le dessin. Au cours du Salon, une pièce théâtrale produite par l’association Lyra de Boudjima sera présentée, ainsi qu’une fresque murale de l’Ecole des beaux-arts d’Azazga. Le programme prévoit, en outre, quatre conférences. Il s’agit de «Langues en péril, langues en devenir» (par Rabah Sebaâ), «Tamazight, de la décadence à la renaissance» (par Tarik Djerroud), «Place et rôle de la Kabylie dans le monde amazigh» (par Younes Adli), et «Si Moh Ou M’hend, vecteur de sauvegarde la culture amazighe» (par Rachid Oulebsir). Deux tables rondes auront également lieu. La première, intitulée «Résurgences identitaires», sera animée par Saîd Chemakh, Allaoua Rabehi et Amar Ingrachen. La deuxième table ronde est un hommage au regretté Noureddine Saâdi, qui a pris part à l’édition 2017 du Salon du Livre de Boudjima, comme le rappelle Assia Yacine. «C’était un homme d’engagement pétri d’humanité, un militant d’une Algérie plurielle, solidaire, ouverte, généreuse d’égalité et de progrès», écrit-elle.  La table ronde qui lui sera dédiée, prévue le vendredi 20 avril à 14h30, sera animée par Abdelmadjid Merdaci, Sofiane Hadjadj, Youcef Tounsi, Habib Tengour, Arezki Metref et Denis Martinez. De plus, cinq auteurs [Amina Mekahli («Nomades brûlants»), Mustapha Zarouri («D wagit I dasirem-iw»), Frédérique Devaux («De la naissance du cinéma kabyle»), Amin Zaoui («La boîte noire de l’islam»), et Kheir-Eddine Merad Boudia («Excuses d’outre tombe»)] présenteront leurs ouvrages au cours de ce Salon, dans le cadre de rencontres intitulées «Un livre, un auteur». Enfin, le Salon du Livre de Boudjima, qui attire de plus en plus d’auteurs et de maisons d’édition (l’an dernier, ils étaient 62 auteurs et 22 éditeurs) s’annonce comme une grande fête du livre, où le débat et la réflexion seront au centre des échanges et des préoccupations.