Le retour attendu de quelque 800 djihadistes tunisiens de Syrie et d’Irak inquiète aussi bien la Tunisie que l’Algérie qui ont pris leurs dispositions pour empêcher toute action susceptible de porter atteinte à la stabilité et à la sécurité de ces deux pays voisins.

Côté algérien, du nord-est au sud-est, des renforts en troupes ont été dépêchés avec des équipements adaptés pour un contrôle sévère des frontières. Le plan de déploiement a été revu et réadapté à cette nouvelle situation avec les correctifs qui s’imposent tout en maintenant le dispositif sécuritaire habituel.
Ainsi l’on apprend qu’en dehors de ce dispositif, qui a déjà donné de bons résultats en matière de maîtrise des frontières, pas moins de 20 nouveaux postes avancés équipés de systèmes de détection thermique et de caméras infrarouges ont été implantés récemment pour couvrir toute la région. Des tours de contrôle, des murs et des tranchées ont été édifiés.
Autant d’obstacles pour contrer toute incursion de terroristes sur le territoire national sachant que ces djihadistes aguerris et rompus aux guérillas urbaines pourraient malgré tout tenter de passer les frontières pour commettre des attentats en s’attaquant aux citoyens ou aux installations stratégiques du pays.
Le risque zéro n’existant pas, un dispositif complémentaire a été mis en place avec des barrages fixes des autres corps de sécurité, Gendarmerie nationale et police sont mobilisées pour sécuriser les routes nationales et secondaires. Ces barrages sont renforcés par des patrouilles motorisées qui sillonnent toute la région sur un rayon de 30 à 40 kilomètres tout le long de la frontière. Les services de renseignements, tous corps confondus, sont sur le qui-vive récoltant toute information qui est transmise instantanément aux services spécialisés pour exploitation. Et donc c’est le branle-bas de combat au niveau des frontières qu’il s’agit à tout prix de sécuriser car il y va de la stabilité et de la sécurité du pays qui se trouve aujourd’hui cerné de toutes parts de foyers de tension qui peuvent enflammer toute la région. Il ne s’agit pas là de verser dans l’alarmisme ou le sensationnel mais la situation est vraiment grave et il s’agit pour chaque Algérien, particulièrement les habitants des régions frontalières, d’être vigilants pour préserver le pays et le mettre à l’abri de la horde terroriste qui veut le mettre à feu et à sang.