Il y a six jours, les autorités japonaises, en concertation avec le Comité olympique international (CIO), avait décidé de reporter les Jeux Olympiques 2020 pour l’année prochaine. L’épreuve planétaire devait se dérouler entre le 24 juillet et 9 août prochains. Mais la propagation du coronavirus a contraint de renvoyer le déroulement des JO à une date ultérieure.

Printemps ou été 2021 ? le flou est là. Surtout qu’il y a les Championnats du Monde d’athlétisme à Eugène (Etats-Unis) qui sont programmés pour la période estivale. Si les Américains ont fait le forcing pour contraindre le CIO à renoncer au déroulement des Olympiades à leur date initiale, il n’est pas sûr qu’ils acceptent de voir les Mondiaux d’athlétisme menacés par la reprogrammation des JO.
En tout cas, les autorités nipponnes et l’instance mondiale de l’Olympisme devront désormais établir un nouveau calendrier qui considère les épreuves de qualifications pour la manifestation quadriennale ainsi que celui des 32 Jeux de l’ère moderne. Dans cet agenda, les diffuseurs et les sponsors joueront un rôle pour convenir à une période qui arrangerait toutes les parties. C’est pour cela que groupe audiovisuel japonais NHK a affirmé que le mois de juillet 2021 serait idéal pour le déroulement de la manifestation.

Décision dans une semaine
En tout cas, Thomas Bach, président du CIO, avait assuré, mercredi dernier, que « toutes les options sont sur la table » concernant les nouvelles dates. L’Allemand était resté vague puisqu’il a laissé entendre que cela pourrait être « avant ou pendant l’été 2021 ». Cela pourrait être motivé par des critères économiques mais aussi climatiques. En effet, il y a trois jours de cela, Yuriko Koike, la gouverneure de Tokyo, avait, elle aussi, évoqué la possibilité d’organiser les JO à une autre période que l’été « lorsque le climat est moins chaud et moins éprouvant », dans la capitale japonaise. Pour rappel, nombreux athlètes, ceux qui marathon notamment, s’étaient plaints les chaleurs conséquentes qui pouvaient altérer les organismes dans les épreuves à fort rendement athlétique. Requête qui va être reconsidérée dans la nouvelle programmation. Loin des spéculations, une décision concrète concernant la nouvelle datation des Jeux Olympiques pourrait être prise d’« ici une semaine » comme l’a indiqué, à une chaîne de télévision, samedi Yoshiro Mori, le patron du comité d’organisation des Jeux de Tokyo.
Risque d’annulation : assurance tout risque
Pour ce qui est de l’aspect financier, ce report devait causer des pertes éventuelles mais le CIO est assuré, depuis les Jeux d’Athènes en 2004. C’est Jacques Rogge, boss du CIO à l’époque, qui avait pris l’initiative de couvrir d’une assurance cette messe. « Le principe est celui de ‘’tout risque’’ à l’exception de ceux qui sont formellement exclus et dont certains peuvent être rachetés. Deux risques principaux peuvent être rachetés : le risque terrorisme et les maladies contagieuses », précise Français Patrick Vajda, expert en risques et assurance du sport chez SIACI Saint Honoré. On parle d’un montant théorique qui s’élèvent à près de 5 mds USD à couvrir. Une somme faramineuse qui représente les droits de télévision, les sponsors et de la billetterie essentiellement.
Mais il s’agit juste d’un report avec un nouvel échéancier. En cas d’annulation pure et simple, le CIO ne peut toucher qu’une indemnisation comprise entre 1.3 et 1.5 milliards. Soit 30% du pactole probable seulement. A partir de là, sauver l’édition au Pays du Soleil Levant est nécessité. n