Quatre unités glanées sur 6 possibles, 5 buts marqués et 3 encaissés, l’équipe nationale s’en est bien sortie sur le plan des statistiques brutes face au Zimbabwe. Toutefois, les prestations étaient moins limpides que d’habitude. Les Algériens ont toujours le superbe rendement des « Fennecs » comme référence. Mais, il faut savoir que les paramètres des rencontres ne sont pas identiques. Explications.

Il y a deux principales raisons qui peuvent engendrer des défaillances footballistiques : le manque de cohésion et la condition physique. Les « Guerriers du Désert » ont été sérieusement confrontés à ces deux problèmes lors de la fenêtre internationale de novembre. En effet, ce n’était que leur second regroupement en 1 an. Djamel Belmadi, sélectionneur national, n’a donc pas pu avoir assez de temps pour réajuster les automatismes. Notamment en l’absence de certains éléments clés comme les deux Youcef (Atal et Belaïli) qui faisaient partie de l’ossature depuis son arrivée aux affaires techniques de l’Algérie. Des aléas avec lesquels le coach a composé en s’en sortant sans gros dégâts. Il est même parvenu à assurer la qualification à la prochaine Coupe d’Afrique des nations, prévue du 09 janvier au 06 février 2022 au Cameroun, à deux rounds de la fin de la campagne.

L’envie de progresser
Une performance qu’il n’a pas manqué de mettre en avant assurant qu’il remédiera aux insuffisances. « C’est un bilan positif. Il faut voir d’où on a démarré et le parcours effectué jusque-là. Se qualifier à deux journées de la fin, ça ne nous est plus arrivé depuis longtemps. Nous n’allons pas faire la fine bouche. Il y a beaucoup de satisfactions », a estimé le driver des « Verts ». Belmadi savait déjà que la sélection allait « se qualifier, mais il fallait viser l’avenir, notamment cette CAN-2021 qui va se jouer à l’extérieur, et surtout les qualifications de la Coupe du monde 2022 avec trois déplacements au Burkina Faso, à Djibouti et au Niger.» Désormais il peut se concentrer sur la prochaine grande échéance et le défi de qualifier « El-Khadra » à la messe universelle dans son opus 2022 au Qatar. Pour lui, « ces matchs-là seront très difficiles, délicats, compliqués. Du moment qu’on a la possibilité de jouer des rencontres en déplacement, j’ai envie qu’on progresse en dehors de nos bases.»

CAN-qualifications : deux contextes distincts
Disputer une campagne de qualification n’est pas la même chose que de jouer une phase finale. Lors de la CAN-2019, Belmadi avait constamment le groupe sous la main. Il pouvait tout contrôler.
Que ce soit sur le plan diététique, athlétique ou technico-tactique. Le travail quotidien permet d’instaurer de mettre du liant dans le jeu et fluidifier les transitions. Chose qui nécessite beaucoup de temps et la multiplication des séances d’entraînements. A partir de là, il faut montrer une certaine indulgence vis-à-vis des productions récentes des champions d’Afrique. Malgré le Coronavirus et la pandémie venus les perturber, la série d’invincibilité, avec 22 matchs compilés, a été préservée. Une autre preuve que Bennacer et consorts savent s’adapter aux paramètres peu importe leur versatilité. Et cela, on ne peut que l’admirer et le saluer. n