Le départ se précise. Mohamed Raouraoua, président de la Fédération algérienne de football (FAF), est annoncé partant de la bâtisse de Dely Ibrahim. Depuis 2009, la quiétude a régné.

Personne n’a demandé des comptes parce qu’on ne comptait plus les exploits de l’Equipe nationale. Deux participations en Coupe du monde (2010 et 2014), trois présences à la file dans la Coupe d’Afrique des nations (2013, 2015 et 2017) et une instance autonome aux caisses largement renflouées. Le royaume était riche et se permettait tous les luxes.
Le Monarque était un fin gestionnaire. Il a su professionnaliser un « Club Algérie » devenu un exemple. Parallèlement, il a oublié que, quelques paliers plus bas, le socle commençait à moisir. La médiocrité et le football rouillé dans le challenge national étaient des « griefs » retenus contre lui. Les détracteurs sont nombreux et n’attendaient que le moment opportun pour gronder.
Au Gabon, la bataille perdue a fragilisé les rangs.
Une Coupe d’Afrique des nations 2017 où les «Verts » n’ont pas du tout été bons. De quoi faire oublier toute la zénitude d’auparavant.
Ces coups d’éclats dans un ciel grisonnant de l’Algérie des sports sont balayés. Toutefois, la réputation était une construction bâtie tel un château de cartes, les moindres vents pouvaient faire qu’elle s’écroule. Surtout si la notoriété devient trop pesante sur des épaules qui ne peuvent pas supporter la pression et les plus folles prétentions. Les voix pour réclamer le départ du « roi » se sont élevées.
C’est le temps de partir et de céder le trône. Raouraoua se dit certainement que ceux qui n’ont pas estimé sa présence le regretteront s’il leur donne de son absence.
Derrière lui, il laissera un «héritage» à la valeur fluctueuse. En tout cas, il n’y aura ni or, ni argent, ni bronze dans le coffre.