L’ES Sétif absente de la finale de la Ligue des Champions CAF, l’Algérie a pu se réjouir en voyant l’arbitre Mehdi Abid Charef désigné pour diriger le match «aller » de ce rendez-vous importantissime.

Réputé pour être l’un des meilleurs arbitres en Algérie (et Dieu sait qu’ils se font rares) et en Afrique, le natif de Constantine avait la lourde tâche de livrer une prestation sans failles dans un antre de Borg El Arab impressionnant par son ébullition. Mais voilà que sous la pression, le referee Dz a complètement laissé échapper le fil de la partie en prenant des décisions qui ont faussé la partie et ruiné, quasiment, les prétentions de l’Espérance Tunis pour triompher. A lui seul, le « chevalier du sifflet » Dz a décidé du sort de la rencontre en sifflant 3 penalties représentants 3 buts des 4 inscrits vendredi lors de ce duel tunisiano-égyptien.

Les décisions discutables

Deux des trois fois où Abid Charef avait désigné le point dans la surface de réparation étaient sujettes à contestation. D’abord, sur le premier pénalty « provoqué » par Walid Azaro qui a percuté (volontairement) le bras tendu de Ben Cherifia pour entraver sa course. Malicieux et suffisant pour « duper » l’officier de la rencontre qui a sifflé la faute après avoir recouru au VAR. Sentence transformé par Soliman (34’) qui a vu Soleya faire le break à la 54e minute pour les hôtes du jour. L’autre Algérien du soir, Youcef Belaïli, qui joue pour les « Sang et Or », a réduit le score à la 64e minute sur un penalty (indiscutable pour le coup). En danger sérieux, les Cairotes ont pu compter sur un autre coup de théâtre. Dans un duel Azaro et Dhaouadi, le premier nommé est retenu par le maillot en dehors de la surface. Un geste qui l’a agacé. Le sociétaire d’Al-Ahly adresse un coup de la main à son vis-à-vis mais l’action se prolonge dans le 18 mètres où Azaro s’écroule. Une autre décision difficile à prendre et recours à l’assistance vidéo de nouveau. Dans le « replay » du VAR, Abid Charef ne considère pas l’accrochage qui a lieu en dehors de la surface valant clairement un rouge pour Azaro qui s’est fait justice lui-même. Il se focalise sur la faute, peut évidente, du défenseur et siffle un nouveau coup de pied à 11 mètres qui a donné un avantage définitif au locaux à la 77e minute.

«Arbitrage scandaleux et dirigé»

Avec sa prestation, Abid Charef s’est attiré les foudres des Tunisiens sur les réseaux sociaux ainsi que la presse locale qui a fustigé l’«arbitrage complaisant et dirigé» par l’Algérien. Pour les vaincus du jour, qui ont oublié l’espace d’un soir qu’ils ont rallié la finale suite à un arbitrage afavorable face aux Angolais du Primerio de Agosto, l’«homme en noir» (habillé en jaune pour la circonstance) a littéralement offert la victoire aux Egyptiens avec une copie arbitrale qualifiée de « scandaleuse». Avec son «œuvre», l’homme de 38 ans n’a pas arrangé la réputation d’un arbitrage Dz plus que jamais à la dérive. Que ce soit en interne ou à l’échelle continentale désormais. C’était, vraisemblablement, la dernière fois que Charef se voyait confier un match de cette importance.
M.T.