Jour après jour, les contaminations au nouveau coronavirus diminuent, et ce, depuis le mois d’août dernier. Le bilan présenté hier fait état de «264 nouveaux cas confirmés de Covid-19 durant les dernières vingt-quatre heures», contre 272 la veille. Les décès ont également diminué, passant à 8 cas, contre 10 la veille, ce qui représente une légère baisse.
Quant aux malades rétablis, leur nombre a connu un recul, puisque l’Algérie a enregistré 161 nouvelles guérisons durant les dernières vingt-quatre heures, contre 183 la veille, a indiqué vendredi à Alger le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de coronavirus, Dr Djamel Fourar. Il a également fait savoir que le nombre de patients en réanimation a baissé, avec «32 patients actuellement en soins intensifs», contre 39 la veille.
L’Algérie comptabilise un nombre total des cas confirmés s’élevant à «47.752, dont 264 nouveaux cas, soit 0,6 cas pour 100.000 habitants lors des dernières 24 heures, celui des décès à 1.599 cas, alors que le nombre des patients guéris est passé à 33.723, selon les précisions du Dr Fourar, révélées lors du point de presse quotidien consacré à l’évolution de la pandémie.
Il a ajouté que «15 wilayas ont recensé durant les dernières vingt-quatre heures moins de 10 cas, 11 autres ont enregistré plus de dix cas, tandis que 22 wilayas n’ont enregistré aucun cas», avant de prodiguer les mêmes recommandations quant à l’obligation du port du masque et à la distanciation physique.
Ces recommandations sont toujours d’actualité et le Pr Mohamed Belhocine, président de la cellule opérationnelle chargée d’investigation et de suivi des enquêtes épidémiologiques de Covid-19, a déclaré, à ce propos, que «nous sommes obligés de rester plus prudent tant que le virus circule encore». C’est lors d’une visite, hier, à l’EHS de Draâ Benkheda, dans la wilaya de Tizi Ouzou, qu’il s’est exprimé à ce sujet, soutenant que «les enquêtes épidémiologiques demeurent l’unique solution pour circonscrire la propagation de la pandémie de Covid-19».
De l’importance des enquêtes épidémiologiques face à la pandémie
«La seule et la meilleure solution de circonscrire la pandémie au sein de la société, a-t-il déclaré, à l’ouverture d’un atelier sur la surveillance épidémiologique du coronavirus, ajoutant qu’«à l’heure actuelle, il n’y a aucune solution face à la pandémie, ni médicament, ni vaccin efficace», et insistant que «l’unique solution demeure sa maîtrise et sa circonscription à travers les enquêtes épidémiologiques et le recours au confinement des sujets contacts pour rompre la chaine de transmission».
Tout en admettant la difficulté de mener toutes les enquêtes nécessaires, Dr Belhocine, cité par l’APS, a fait remarquer qu’«aucun pays ne possède de solutions miracle» et ces enquêtes «demeurent l’unique solution auxquelles il n’y a pas d’alternative».
Aujourd’hui plus que jamais, a-t-il encore considéré, à la veille des rentrées scolaire et universitaire ainsi que la reprise des compétitions sportives et de la vie sociale en général, «le respect des mesures préventives et la vigilance doivent être de mise».
Le Pr Belhocine, s’appuyant sur les recommandations de l’OMS, fera remarquer qu’«aucun pays au monde n’a de solution pour cette pandémie et nous sommes obligé de respecter les fondamentaux du contrôle de la pandémie à travers l’identification des malades et leur traitement et la recherche des contacts et leur isolement». <