La couronne mondiale, tel sera le prestigieux enjeu. L’hégémonie universelle du Real Madrid sera en jeu. Les Espagnols défendront leur titre face à Grêmio (Brésil) à l’occasion de la finale de la Coupe du Monde des clubs FIFA 2017

(06 au 16 décembre aux Emirats arabes unis) qui se jouera ce soir (18h00) au stade Sheikh Zayed à Abu Dhabi. Un inédit doublé dans la compétition dans sa nouvelle formule, c’est ce que les Madrilènes visent sous les ordres d’un Zinedine Zidane qui ne cesse d’écrire l’histoire depuis sa reconversion au coaching.

L’an dernier, le Real avait assis, encore une fois, la suprématie des teams européens vainqueurs, désormais, lors de 9 des 10 dernières éditions du «Mondialito». Seul le SC Corinthians (Brésil), en 2012, a pu déroger à la règle en supplantant le FC Chelsea en finale. A part cette exception, les représentants de la zone UEFA dominent de la tête et des épaules une messe souvent contestée dont beaucoup ne voient pas vraiment l’utilité.
Deux matchs pour s’adjuger la nouvelle version de la Coupe intercontinentale, cela semble aberrant pour les détracteurs sachant que les vainqueurs de la Copa Libertadores et la coupe aux grandes oreilles n’entrent en lice qu’en demi-finales. Les chiffres confirment donc la mainmise des ambassadeurs de la zone UEFA.
Encore une fois, l’histoire semble écrite pour les champions d’Europe sortants pour glaner un nouveau titre qui serait le 5éme de l’année 2017. Un éventuel quintuplé (Liga, Supercoupe d’Espagne, Ligue des Champions et Supercoupe UEFA) qui viendra donner plus de reliefs au déjà imposant Real Madrid ne cessant d’écrire l’histoire après avoir été élu comme le meilleur club du XXe siècle.

Tout reste à faire
En neuf (09) sorties toutes éditions confondues dans ce tournoi, les «Merengues» n’ont jamais été défaits (7 succès pour 2 nuls). En face, la formation de Porto Alegre honorera sa première finale dans ce tournoi bien qu’elle ait déjà joué pour le titre à deux reprises. C’était lorsque la compétition portait le nom de Coupe intercontinentale. Le vainqueur de la Copa Libertadores compte un sacre planétaire. Il l’a fêté en 1983 lorsqu’il a dominé les Allemands de Hambourg 2 buts 1. Les deux réalisations portaient la griffe de… Renato Gaucho aujourd’hui entraîneur de l’écurie brésilienne.
«Beaucoup de personnes croient que nous allons nous contenter d’être des figurants pour la finale face au Real compte tenu de la qualité de l’adversité. Je tiens à assurer que nous allons jouer crânement nos chances pour l’emporter. Je suis un champion du monde et un gagneur et je compte bien transmettre ça à mes joueurs pour qu’ils jouent sans complexe», assure le driver de Grêmio. L’ancien international «Auriverde» n’a, toutefois, pas manqué de souligner que ses troupes affronteront «un adversaire très redoutable disposant d’une aura incontestable.» En effet, la prestation, en demi-teinte, des camarades de Gareth Bale, auteur du but de la victoire face à Al-Jazira (2/1), a laissé entrevoir des failles pour penser que les champions du monde en titre sont prenables et pas imbattables.

Zizou et CR7 visent la stratosphère
Les chiffres et le palmarès donnent les faveurs de pronostics pour la franchise de Madrid. Logique lorsqu’on sait que les meilleurs individualités au monde sont coachées par l’un des meilleurs joueurs de l’histoire : Zinedine Zidane.
Après le triplé (Ligue des Champions, Supercoupe UEFA et CDM des clubs) de la saison écoulée, l’ancien numéro 10 de l’équipe de France pourrait compiler un quintuplé pour sa deuxième année à la tête de la barre technique. Un début de carrière déjà tonitruant.
«Je ne pense pas que le Real Madrid traverse la meilleure année de son histoire car le Real reste le Real et a toujours été grand.
Mais remporter un nouveau titre et quelque chose qui me motive et nous motive tous. Nous voulons défendre notre titre de l’an dernier. C’est la raison pour laquelle nous sommes ici et pour laquelle nous avons fait un long voyage. Pour cette compétition que tout le monde veut jouer et ce trophée qu’on veut remporter», a prévenu Zizou qui n’avance pas masqué. Il veut être consacré. Et ça se ressent…
Impressionnant, comme Cristiano Ronaldo. Les records sont prisés lors de ce rendez-vous ultime aux E.A.U. mercredi, CR7 est devenu le buteur historique de cette épreuve toutes séquences réunies avec 6 buts devant Delgado, Suarez et…
Messi (5 réalisations). Il a aussi imité son rival «Léo» en marquant lors de trois tournois à la file. Ce soir, le Portugais sera attendu parce qu’il aime bien les grosses affiches à enjeu important. Quel en sera le dénouement ? Réponse à l’issue de ce duel latin.