C’est un nouvel épisode qui s’ouvre entre la wilaya d’Alger et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) sommé par la recette des impôts de payer ce qui est désormais considéré comme redevance de « l’usage commercial » du local du parti.
Dans sa réaction à ce courrier, le RCD dénonce « un acharnement » des autorités publiques estimant que ce dernier « prend de l’ampleur et redouble d’ingéniosité dans les procédés ».
« Aujourd’hui le 27 février 2020, le parti a été destinataire d’une correspondance émanant de la recette des impôts de la wilaya d’Alger sommant le RCD de s’acquitter, sous huitaine, de la somme de dix millions neuf cent quarante-cinq mille dinars soit plus d’un milliard de centimes », a indiqué le parti dans un communiqué.
« Dans la même missive, notre siège est désormais classé comme un local à usage commercial. S’agit-il de la poursuite de la campagne orchestrée par la police politique contre le RCD ou bien pour nous faire payer le fait d’avoir permis au PAD d’y organiser, à trois reprises, ses activités publiques devant le refus injustifié du ministère de l’Intérieur ? », s’interroge le parti.
Pour ce dernier, « rien ne semble être un obstacle pour le pouvoir de fait, y compris la loi pour nous faire payer notre autonomie et notre implication aux côtés des populations pour mettre fin à un régime qui est dans les faits condamné par ses propres pratiques ».
Entre les deux parties, ce n’est pas le premier épisode. Le 21 janvier 2020, le wali d’Alger avait dépêché un officier de police au siège régional du RCD, sis au 87, rue Didouche Mourad, « afin de notifier, au président du bureau régional, l’inquiétude du premier responsable de la capitale du pays quant aux désagréments qui pourraient être occasionnés par les regroupements hebdomadaires des militants du parti et de citoyens au niveau de ce siège», avait indiqué le parti dans un communiqué.
«L’agent notificateur, un commissaire de police pour la circonstance, a expliqué et lu la missive au président du BR, Abdelkader Groucène, en présence de notre députée d’Alger, maître Fetta Sadat, que désormais le siège ne doit être utilisé que pour les affaires administratives, conformément au rôle des partis politiques», avait ajouté le RCD.<