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Le Parti des travailleurs (PT) a appelé, hier, à « la plus grande vigilance » à quelques heures de la tenue de l’élection présidentielle qui concentre toutes les attentions. «En ces moments décisifs pour le pays, le Bureau politique du Parti des travailleurs appelle à la plus grande vigilance afin de mettre en échec tous les plans contre-révolutionnaires », a indiqué le parti de Louisa Hanoune incarcérée depuis mai 2019.
A l’approche de l’élection présidentielle, le secrétariat permanent du Bureau politique du PT dit condamner « la multiplication d’actes répressifs de la part des forces de sécurité contre les manifestations pacifiques de rejet du simulacre scrutin » prévu demain. Pour le secrétariat permanent, « le rejet massif et national de l’élection présidentielle du 12 décembre concentre l’aspiration profonde du peuple algérien au changement radical, sa volonté d’en finir avec le système en place, corrompu et oppresseur ».
Dénonçant ce qu’il qualifie de « fermeture politique et médiatique, la répression et les centaines d’interpellations et d’emprisonnements arbitraires », le PT se félicite de voir les millions d’Algériens qui continuent « à manifester pacifiquement et quotidiennement de jour comme de nuit».
Le PT a évoqué, dans le sillage de la contestation populaire, les appels à la grève générale dont l’adhésion n’a pas été à la hauteur des attentes de ses promoteurs. Relevant que « de plus en plus, dans les marches de vendredi comme celles des étudiants du mardi, l’appel à la grève générale est scandé par les foules », le Parti des travailleurs dit saluer « toutes ces mobilisations pacifiques, notamment la grève générale des travailleurs qu’organise l’Union de wilaya (UGTA) du 8 au 12 décembre, massivement suivie dans tous les secteurs d’activités dans la wilaya de Béjaïa ».
Toujours dans le registre des satisfactions, le PT s’est félicité du « degré élevé de conscience chez le peuple algérien qui a su faire échec, dans l’unité, à toutes les provocations et faire face dignement aux nombreuses tentatives de division opérées par le régime et ses relais politiques et médiatiques ». S’agissant de la question des libertés, le même parti s’est référé à la date du 10 décembre, Journée mondiale des droits humains, pour exiger « l’arrêt de la répression qui frappe toutes les voix contraires à celles du pouvoir et la cessation immédiate des arrestations et des emprisonnements arbitraires ». Il a ainsi réitéré « l’exigence démocratique de libération de la secrétaire générale du Parti, Mme Louisa Hanoune qui vient d’entamer son huitième mois d’incarcération arbitraire, celle du moudjahid Lakhdar Bouregaâ et de tous les détenus politiques et d’opinion ».
Se déclarant « convaincu » des capacités du peuple algérien à se prendre en charge, le PT réaffirme que « l’issue démocratique conforme à la souveraineté populaire réside dans la mise en place d’une Assemblée nationale constituante souveraine qui, en s’appuyant sur la formidable et inédite mobilisation des millions d’Algériennes et d’Algériens, réalisera la rupture franche avec le système en place ». Pour le PT, une telle Assemblée, forte de sa souveraineté populaire, « opérera la rupture avec les politiques de soumission à l’impérialisme américain, français… et saura asseoir la souveraineté économique du pays en préservant ses richesses du pillage étranger ».n