Les plus optimistes pensaient certainement que le déconfinement était imminent. Il n’en fut rien. En effet, les Autorités du pays ont décidé de prolonger la «quarantaine» d’une autre quinzaine, a-t-on appris. Elle durera jusqu’à la mi-juin. Le sport restera donc sous cloche. La suite des compétitions sportives dans les différentes disciplines devient plus que jamais menacée. La saison blanche se profile pour les plus réticents.

Les propos du ministre de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, ont vraisemblablement été surinterprétés. Il y a 4 jours, il avait estimé que le déconfinement en Algérie est «indispensable» et qu’il faut s’y préparer «après l’enregistrement d’un recul dans le nombre des cas d’infection au Coronavirus Covid-19 et des décès.»
Dès lors, beaucoup ont pensé que le plan de relance sociale allait être activé dès le début du mois prochain au terme de la quinzaine qui devait prendre fin le 31 mai. Mais voilà que la décision de rallonger la procédure préventive de 15 jours vient tout maintenir en stand-by.

Le sport n’échappe pas à la règle.
La reprise des activités ne pourra pas se faire avant la mi-juin. Au minimum.
Cela ne peut qu’augmenter la probabilité de mettre un terme à l’exercice sportif 2019-2020. Cette nouvelle décision risque de pousser les différentes instances à envisager le scénario catastrophe qu’ils ont, tant bien que mal, repoussé jusque-là.

Le foot fera de la résistance
Après les Fédérations algériennes de natation et de rugby, d’autres pourraient annoncer l’arrêt pur et simple de l’opus actuel gelé depuis la mi-mars. Le temps de reprendre les entraînements et les compétitions devient alors très restreint. Cela a de fortes chances d’impacter sur la séquence 2020-2021. L’idéal serait de préparer la nouvelle saison dans la sérénité. Loin de la panique et le bâclage.
La seule résistance viendra certainement de la Fédération algérienne de football (FAF) qui tient à ce que le championnat professionnel, avec ses deux paliers, se poursuive. Peu importe la date du lever de confinement. D’ailleurs, le président de la Ligue de football professionnel (LFP), Abdelkrim Medouar, avait insisté sur ça : «il n’est pas question d’arrêter le championnat et qu’il compte aller au terme de l’exercice 2019-2020. Même si cela se fera en novembre.»

Benbouzid, la précision pessimiste
Pour l’instant, on est loin de novembre. Mais le gouvernement reste le seul véritable décideur dans ce contexte pandémique car il s’agit de santé publique. Et ce, bien que les responsables du football national essaient de sauver les meubles afin d’éviter le cataclysme d’une saison blanche. Ce cas de figure ne fera qu’accentuer le déficit économique du sport à onze qui ne compte plus ses pertes financières.
Par ailleurs, il faudra penser aux grosses dépenses à assurer pour faire le dépistage massif et assurer le protocole de reprise avec tout ce qu’il exige comme moyens économique et sanitaires. Les indices d’un retour à la normale prochainement ne sont pas là. Surtout que le ministre de la Santé a rectifié le tir il y a trois jours en précisant que «le déconfinement n’est pas à l’ordre du jour pour le moment. L’amorce du déconfinement est liée à l’amélioration de la situation épidémiologique dans le pays, et ce, d’une manière durable.» Au vu des récentes statistiques, on est loin d’être sur une courbe descendante pour la pandémie du COVD-19. <