Enfin ! Après des années de déceptions et de frustrations, Lionel Messi a mis fin à sa malédiction avec l’Argentine. Après quatre finales de tournois majeurs perdues avec l’Albiceleste (Mondial 2014, Copa America 2007, 2015 et 2016), le sextuple Ballon d’Or a réussi à décrocher un titre avec son pays en battant le Brésil en finale (0-1) sur un but d’Angel Di Maria. «C’est dingue. Ce que je ressens est inexplicable», a avoué le Barcelonais en zone mixte dans des propos rapportés par le quotidien Clarin. Sa joie peut difficilement passer inaperçue. Dès le coup de sifflet final, Messi s’est effondré sur la pelouse avant d’être rejoint par tous ses coéquipiers. Et devant les micros, la Pulga a arboré un large sourire derrière son masque qui en dit si long sur son bonheur. « J’en ai rêvé tant de fois », ajoute-t-il encore avant de se livrer sur sa famille et ses années d’une quête si frustrante. « J’ai pensé à ma famille, ma femme, mes enfants et mes parents. Et toutes les fois, où je suis parti en vacances en étant triste les premiers jours après ne pas avoir gagné ».

C’EST UN MATCH QUI RESTERA DANS L’HISTOIRE
Si cette Copa America s’est déroulée dans des conditions particulières en raison de la pandémie du Covid-19, Lionel Messi fait fi du contexte. Battre le Brésil au Maracana pour mettre un terme à une disette de 28 ans de son pays n’a pas de prix à ses yeux. « Contre le Brésil et dans son pays ! J’ai l’impression que Dieu me réservait ce moment. C’est un match qui restera dans l’histoire », lâche le natif de Rosario, qui avait déjà décroché une médaille d’or aux Jeux Olympiques de 2008. Ce sera forcément le cas car cette finale met fin à une anomalie : comme Cristiano Ronaldo, Messi a aussi su faire gagner son pays. S’il n’a pas été étincelant en finale et a laissé Angel Di Maria être le héros de la rencontre, Lionel Messi, qui n’a pas manqué une minute malgré des soucis aux ischio-jambiers depuis la demi-finale, a cependant bien encore marqué de son empreinte une épreuve. Il termine meilleur buteur (4 buts) et passeur (5 passes) de la compétition.

LE BESOIN DE GAGNER QUELQUE CHOSE AVEC LA SÉLECTION
Mais c’est bien ce succès collectif qui fait son bonheur après des années d’errances et quelques mois après le décès de Diego Maradona. « C’est aussi pour tous mes anciens coéquipiers qui ont atteint tant de finales et n’ont pas pu y parvenir. Ça s’est réalisé grâce à leur travail », lance-t-il avant de se confier encore sur cette joie unique : « J’avais besoin de gagner quelque chose avec la sélection. Je suis reconnaissant ». Soulagé, enfin récompensé de toutes ses années d’efforts alors qu’il a fêté sa première cap avec l’Argentine en 2005, Lionel Messi, qui est actuellement libre de tout contrat et reste sur une année décevante avec le FC Barcelone, va maintenant pouvoir se reposer quelques jours. Et en profiter. Car cette fois, il n’y aura aucune frustration. Juste un bonheur certain. Mais il pense déjà à la suite.
A 34 ans et alors qu’il avait fait une pause en sélection en 2016 après un échec en finale de la Copa America contre le Chili, Messi n’a en effet visiblement pas encore envie de dire stop. « J’ai dit aux garçons qu’ils sont l’avenir de cette sélection. Et ils l’ont démontré. C’est une équipe spectaculaire. Je suis heureux de faire partie de ce groupe », lâche-t-il avec sûrement le Mondial 2022 en tête. Car après avoir tout gagné avec le Barça, ce champion d’exception n’est forcément pas rassasié avec son pays après ce titre qui lui met l’eau à la bouche.