Les bilans moral et financier adoptés et passés comme une lettre à la poste, ne restait donc que de savoir si le président sortant de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, postulerait pour le prochain mandat.


Une session ordinaire d’Assemblée générale (AG) tenue hier au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa qui pouvait déboucher sur une décision extraordinaire. Annoncé partant, le patron de la FAF est resté vague quant à son avenir face à des marques de soutien que les présents lui ont témoignés. S’il se représente, le plébiscite lui semble promis.
N’était ce bide lors de la Coupe d’Afrique des nations 2017 (14 janvier – 05 février au Gabon), la candidature de Mohamed Raouraoua, pour un troisième bail de suite, n’aurait, certainement pas, souffert de la moindre contestation. L’élimination prématurée et sans gloire des «Verts » dès la phase de poules dans la messe continentale a engendré une vaste campagne qui l’a visé pour réclamer sa tête. Ce n’est pas pour autant que celui qui gère la structure footballistique du pays depuis 2009 s’est senti déstabilisé ou menacé par cette cabale médiatique post-CAN. « C’était la 7e fois que l’équipe nationale n’est pas parvenue à se qualifier au second tour. Beaucoup d’autres sélections prestigieuses ont été sorties prématurément, mais, contrairement à l’Algérien, ça n’a pas été vécu comme un drame », a minimisé « El-Hadj » lors de son allocution après l’approbation, qui était unanime, des bilans moral et financier. Selon lui, « seuls les incompétents n’ont pas de détracteurs et d’envieux», a-t-il taclé.
En outre, sans s’étaler sur son futur, il a souhaité que le prochain bureau fédéral œuvre dans la continuité dans la dynamique enclenchée en poursuivant « le travail initié durant ces dernières années ». « Je pense que personne ne pourrait nier le travail qu’on a accompli durant le quadriennat écoulé », a jugé le boss du siège de Dely Ibrahim. Si le déficit en termes de résultats sportifs a été constaté, côté trésorerie, la FAF a affiché, une nouvelle fois, un excédent de 135 milliards de centimes, soit 9 milliards de moins que celui réalisé lors de l’exercice 2015 lorsque l’instance avait moissonné 144 milliards. Quant aux candidats qui pourraient prétendre à le remplacer aux commandes de la balle ronde Dz, il a révélé que « la période pour le dépôt de candidatures a été ouverte depuis le 13 février écoulé. Il faut savoir que la commission électorale (qui sera présidée par Ali
Baâmar Ndlr) n’a reçu aucune postulation à ce jour» non sans noter que « toute personne éligible a le droit de se présenter.» Parmi les probables successeurs, il y a Kheir-Eddine Zetchi, chairman du Paradou AC, qui dit « remplir tous les critères », mais qui n’«a pas encore tranché» pour briguer, ou non, la magistrature de la gestion du « sport à onze » en Algérie. Le chairman du team de Hydra attend certainement la position finale de Raouraoua pour se placer. La certitude, c’est qu’au moment où certains ont pensé que les critiques qui ont fusé de partout après la CAN ont mis le détenteur des clés du royaume depuis 8 ans devant la petite porte, un pont lui est dressé par les présidents des clubs amateurs et ceux des ligues de wilayas, soit la grande majorité de la composante de l’AG pour garder la couronne.n